La Société Civile du Nord-Kivu dénonce des manœuvres de désinformation d’un prétendu titre d’ « ambassadeur de la paix » au Maire de Goma Contesté

Dans un communiqué de presse publié le 19 août 2024, la Coordination Provinciale de la Société Civile Forces Vives du Nord-Kivu a vigoureusement dénoncé la désinformation selon laquelle elle aurait octroyé au Maire de la Ville de Goma un titre honorifique d’Ambassadeur de la paix.
Selon le communiqué, cette attribution serait fondée sur des motifs « illégitimes et hypocrites », dans un contexte où la ville de Goma est toujours en proie à une insécurité grandissante.

La Société Civile a clarifié qu’elle n’est ni proche ni éloignée de cette décision, la qualifiant d’« aventure sadique » visant à faussement créditer le Maire pour une paix et une sécurité prétendument assurées à Goma. Ce dernier étant une ville qui continue de vivre sous une forte menace sécuritaire.

En revanche, la Coordination Provinciale réitère son appel à une mobilisation générale de toutes les parties prenantes pour la mise en œuvre du plan d’actions d’urgence adopté lors de la réunion mixte des Comités locaux de Sécurité des Communes de Goma, Karisimbi, et du Territoire de Nyiragongo, tenue du 23 au 24 avril 2024. Ce plan vise à restaurer la paix et la sécurité dans la ville et ses environs.

Enfin, la Société Civile appelle les autorités à rester vigilantes face aux individus qui, en quête de gains faciles, manipulent l’opinion publique à travers des flatteries qui détournent les responsables étatiques des véritables enjeux de la sécurité et du bien-être de la population.

Ce communiqué résonne comme un avertissement à tous ceux qui pourraient être tentés de jouer avec des symboles aussi importants que celui de la paix dans une région toujours en quête de stabilité.

Il est important de signaler que c’est depuis ce Samedi 17 août qu’une structure non reconnue dénommée « société civile interprovinciale » a décerné un prix d’ambassadeur de la paix au Maire de la ville de Goma, le commissaire supérieur principal, Faustin Kapend KAMAND, une façon pour elle, d’encourager ses efforts consentis pour la « restauration de la paix et la sécurité » en ville.

Freddy Ruvunangiza

Insécurité à Goma : encore un jeune homme tué par des hommes armés



La situation à Goma ne cesse de se détériorer. Cette nuit, vers 1h du matin, un jeune nommé Bel Ami a été abattu par des hommes armés dans le quartier Mabanga-Sud, avenue Amani en commune de Karisimbi.


Ce meurtre s’inscrit dans une vague de violence croissante qui a vu au moins 5 personnes tuées par balles en une semaine seulement. Les auteurs de ces actes sont toujours en fuite.


La société civile appelle désormais à la levée de l’état de siège, une mesure qu’elle juge inefficace face à cette insécurité croissante.

Sud-Kivu: Les députés nationaux d’Idjwi Akili Miruho et Théo Ngwabidje toujours absents, l’Inquiétude grandit deux Mois Après le début des Vacances Parlementaires

Depuis le début des vacances parlementaires le 15 juin 2024, les députés nationaux élus de la circonscription d’Idjwi notamment Théo Ngwabidje Kasi de l’UDPS et et son collègue Akili Miruho Prosper de l’AFDC sont restés absents de leur base, une question qui suscite trop d’inquiétudes dans le chef des électeurs.

Conformément au règlement intérieur de l’Assemblée nationale de la RDC, ces vacances doivent durer trois mois. Cependant, à la date du 13 août 2024, les députés concernés n’ont pas encore établi de contact possible avec la population pour faire un point sur leurs activités, recueillir les besoins et les problèmes prioritaires de leurs électeurs.

Cette situation suscite de vives critiques. De nombreux observateurs et citoyens appellent ces parlementaires à assumer leurs responsabilités.

« Ils ont été élus pour représenter la population à l’Assemblée nationale. Ils doivent revenir pour répondre à nos questions. Nous avons de nombreux problèmes qu’ils devraient aborder dans les institutions du pays, mais ils n’ont jamais pris la parole depuis leur départ pour Kinshasa, » s’interrogent les jeunes de la région.

Les critiques se font plus virulentes : « Ils avaient promis beaucoup de choses, mais rien n’a été réalisé. L’un se prétendait être Moïse d’Idjwi et l’autre jurait le respect de Muhavu, mais ils nous ont menti. Nous manquons de routes asphaltées, l’accès à l’eau potable est limité, la peste des petits ruminants décime nos chèvres, et ils restent silencieux. Nous sommes fatigués de leurs mensonges, et 2028 sera différent, » déplore un résident.

Même problème avec les députés provinciaux d’Idjwi, qui sont également en vacances parlementaires mais n’organisent aucune activité de rencontre avec la population.
La gestion de la province du Sud-Kivu est floue pour les électeurs, qui souhaiteraient comprendre les décisions prises et proposer des solutions aux problèmes locaux.

Depuis janvier 2024, aucune information n’a filtré sur les activités de ces élus, ni par leurs partisans, ni à travers les médias locaux, notamment dans la chefferie Rubenga. D’ailleurs Ngwabidje, réputé pour son orgueil, lui est arrivé même aux obsèques du Mwami de Kabare Désiré RUGEMANIZI2 mais n’a jamais foulé ses pieds sur l’île d’idjwi qui lui a récemment accordée sa confiance.

À partir du 15 septembre prochain, les députés nationaux devront rejoindre l’hémicycle pour une session essentiellement budgétaire.
La question demeure : Akili Miruho et son collègue Ngwabidje Kasi Theo seront-ils capables de visiter les 83 villages du territoire d’Idjwi d’ici là pour rencontrer la population et soumettre les rapports de leurs vacances parlementaires à la commission spéciale prévue à cet effet ?

Wait and see, disent les anglais,
C’est un dossier qui reste à suivre…

Nord-Kivu: de Kinshasa à Nyiragongo, Adèle Bazizane Maheshe affirme son engagement local avec des gestes concrets pour sa communauté

La députée nationale Adèle Bazizane Maheshe poursuit ses vacances parlementaires avec une forte implication locale à Nyiragongo (Nord-Kivu), son fief électoral. Depuis plusieurs jours dans la ville de Goma, elle a marqué son retour par une présence notable lors d’événements locaux.

Le dimanche 11 août 2024, l’élue, reconnue comme la meilleure députée aux législatives nationales de 2023, a répondu à l’invitation de l’Église Assemblée Chrétienne de Turunga. Cette rencontre avec plus de 2 500 fidèles, dont une grande partie l’avait soutenue lors des dernières élections, a été l’occasion pour Adèle Bazizane Maheshe de montrer son engagement. Connue pour son implication sociale, elle a honoré sa parole en offrant plusieurs sacs de ciment pour la construction du temple de Dieu. De plus, elle a contribué à l’achat d’une nouvelle parcelle pour l’église.

Le geste de la députée a été salué par le Révérend Pasteur de l’église, qui a exprimé sa joie de voir une élue nationale revenir pour faire le point sur ses actions réalisées à Kinshasa.

Dans son discours, Bazizane a exprimé sa profonde préoccupation concernant la situation sécuritaire dans l’est du pays et a appelé la population à continuer de faire confiance au président Félix Tshisekedi, engagé à restaurer la paix dans la région.

« Nous sommes convaincus que la paix est proche. Il est essentiel que nous parlions d’une seule voix et évitions de jouer le jeu de l’ennemi à Goma. Le président a commencé et a juré de restaurer la paix au Nord-Kivu coûte que coûte », a-t-elle déclaré.

Elle a ajouté :

« Tout le monde doit être vigilant et agir comme un agent de renseignement en fournissant des informations nécessaires à notre armée, qui pourra ensuite identifier et arrêter les ennemis pour qu’ils répondent de leurs actes devant les instances compétentes. La ville de Goma est infiltrée. »

Dans ses actions de plaidoyer, Bazizane a également rencontré le Gouverneur de la province du Nord-Kivu, le Général Major Peter Chirimwami Nkuba. Ils ont discuté de la situation sécuritaire actuelle dans le fief de l’élue.

Elle affirme avoir obtenu une réponse favorable de l’autorité provinciale, qui s’engage à mener un dialogue avec les jeunes de Nyiragongo pour trouver ensemble des solutions afin d’endiguer cette situation persistante.

Freddy Ruvunangiza

Tanganyika : Le Gouverneur impose une répression sévère contre l’opposition politique »


Le Gouverneur de la Province du Tanganyika, en République Démocratique du Congo, a lancé une campagne de répression contre l’opposition politique. M. Champollion Morisho, membre influent du parti LGD dirigé par l’honorable Matata Ponyo Mapon, a été arrêté sur ordre du Gouverneur simplement pour avoir critiqué la gestion de son administration.

Accusé d’outrage à l’autorité provinciale sans preuve tangible, Morisho a été arrêté et conduit menotté à la prison centrale, où il a subi des tortures sévères. Selon les dernières informations disponibles, il présente des douleurs au niveau des côtes gauches et a perdu deux dents à la suite des mauvais traitements infligés durant la nuit de mardi, vers 2 heures du matin, sur instructions directes du Gouverneur.

Nous avons contacté M. Johnson Ishara Butaragaza, un influent membre du LGD basé dans la province du Nord-Kivu, qui confirme que leur collègue est victime d’un acharnement politique. Il accuse l’actuel Gouverneur de Tanganyika d’imposer une politique de terreur dans la province.

Le LGD exige la libération immédiate et sans condition de M. Morisho.

Dossier à suivre…


Nord-Kivu : des Soldats des FARDC réclament le retour des Anciens Instructeurs pour un combat efficace contre l’ennemi

Les militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) basés à Sake, au Nord-Kivu, expriment leur profonde inquiétude concernant l’efficacité des instructeurs militaires actuels.

Dans une déclaration récente faite à la presse, ils ont réclamé le retour des anciens instructeurs qui les accompagnaient sur le champ de bataille.

Selon ces soldats qui ont requis l’anonymat, les nouveaux instructeurs français, qui sont censés les former et les accompagner, restent à leur villa sans participer activement aux opérations. Les soldats dénoncent cette situation, affirmant qu’ils ont besoin de braves instructeurs prêts à se battre à leurs côtés, et non de personnes « inactives » malgré leur rémunération.

Appel au Retour des Meilleurs Instructeurs

Les soldats exigent tout de même le retour des anciens instructeurs, tels que Capitaine Noël, Capitaine Christophe Capitaine Frank et le commandant Luc , qui partaient avec eux sur la ligne de front.
Ils rappellent que sous leur commandement, ils ont défendu avec succès les collines contre le rebelles du M23, se battant jour et nuit pour maintenir leurs positions.

Soupçons de Connivence avec l’Ennemi

Les militaires expriment également des soupçons de connivence entre les nouveaux instructeurs français et l’ennemi. Ils soulignent que cela fait cinq mois qu’ils demandent le retour des anciens meneurs sans obtenir de réponse.
Selon eux, cette situation pourrait indiquer une intention délibérée de laisser Goma tomber aux mains de l’ennemi.

Dans leur appel, les soldats exhortent leurs compatriotes à se réveiller et à exiger le retour des vrais soldats. Ils refusent d’accepter d’autres instructeurs qui ne s’engageraient pas pleinement dans la lutte.

L’indignation est palpable alors qu’ils soulèvent la question de savoir si les Français ne seraient pas en collusion avec l’ennemi, menaçant de les chasser de Goma si la situation ne change pas.

Ce cri d’alarme des militaires des FARDC met en lumière une crise de confiance et un besoin urgent de soutien efficace sur le terrain. Le retour des anciens instructeurs, perçus comme des figures de leadership solides et éprouvées, pourrait être crucial pour renforcer le moral des troupes et améliorer les opérations militaires contre les forces adverses.

Il est important de souligner que cet appel intervient alors que la rébellion du M23 est signalée sur la porte de Butembo dans la partie Grand-Nord de la province, où les rebelles ont réussi récemment à s’emparer de plusieurs localités stratégiques de Rutshuru et Lubero notamment Kanyabayonga Kayna et Kirumba avant l’annonce de la trêve humanitaire des Etats Unis.

Justice au Sud-Kivu : La Veuve du Mwami Simbi Charles Obtiendra 280 000 Dollars en Dommages et Intérêts

Tout s’est passé comme prévu. Assassiné le 22 juin 2024, le procès du feu Mwami Simbi Charles a commencé le 19 juillet et s’est terminé le 22 juillet 2024 à Mboko, chef-lieu du secteur de Tanganyika. Charles Simbi était le Mwami du Groupe Babungwe Nord.

Contexte

Au total, cinq parties civiles étaient présentes à ces audiences foraines qui, après le jugement par le tribunal militaire de la garnison d’Uvira, ont exprimé leur satisfaction. Les prévenus ont été condamnés à la peine capitale.

« Nous sommes très satisfaits de voir que le tribunal militaire de la garnison d’Uvira a accepté notre demande de condamner à la peine capitale les prévenus de l’assassinat du feu Mwami Charles Simbi. Le ministère public demandait qu’un des prévenus soit condamné à 10 ans et que l’autre soit acquitté. Ce jugement en notre faveur montre l’impartialité du tribunal, » a déclaré Maître Degaul Malembe, l’un des avocats de la partie civile présent à Mboko lors des audiences.

Dommages et intérêts

Assassiné à l’endroit connu sous le pseudonyme « Avenue » à Mboko, le feu Mwami Simbi a succombé à ses blessures à l’hôpital de Nundu. Il se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment, accompagné de sa deuxième femme, qui a également été touchée par balles. Jusqu’à la rédaction de cet article, elle est internée dans un hôpital de Bukavu où elle est prise en charge.

« J’avais demandé qu’on alloue une somme équivalente à 500 000 dollars en francs congolais pour dédommager chacune des parties civiles, mais le tribunal a estimé que chacune des parties devrait être dédommagée à hauteur de 250 000 dollars, ce qui fait un total de 1 250 000 dollars. En outre, Ronica Yogo, la deuxième femme du Mwami, également partie civile et blessée par balle, doit recevoir 30 000 dollars pour les soins et 250 000 dollars comme dommages et intérêts, soit un total de 280 000 dollars, contrairement aux informations erronées circulant sur ce dossier, » a ajouté Me Degaul Malembe.

Par ailleurs, cet éminent avocat de Fizi et du Kivu a profité de l’occasion pour solliciter une assistance en faveur de la famille du Mwami Simbi.

« Je sollicite l’aide de tous les notables et personnes de bonne volonté pour venir en aide à la famille du Mwami Simbi. Le Mwami est parti mais il a laissé une grande famille. Les enfants ont besoin de poursuivre leurs études et sa femme est toujours clouée au lit de l’hôpital, » a-t-il conclu.

Il faut rappeler que le procès pour l’assassinat du Mwami Simbi Charles a été financé sur fonds propres du gouvernement provincial du Sud-Kivu.

Par Enoch David Aluta

RDC: Le MDKA de Mwami Radjabu Rugishi appelle à la préservation des valeurs « kabilistes » comme solution pour restaurer la stabilité et le progrès dans le pays


Le Mouvement de la diaspora Kabiliste (MDKA)appelle à la préservation des valeurs dites « kabilistes » comme solution pour restaurer la stabilité et le progrès dans le paysconfrontée à une crise démocratique profonde due à la perte des valeurs républicaines.

Ce mouvement, dirigé par Mwami Radjabu Rugishi, souligne que le peuple congolais observe avec impuissance l’abandon de ces valeurs, remplacées par des pratiques anticonstitutionnelles et des violations graves des droits humains.

Le mouvement critique également l’institutionnalisation du tribalisme, la fermeture de l’espace politique aux opposants et la légitimation de la corruption et du détournement des fonds publics. En outre, il dénonce la privation du suffrage universel, la paupérisation de la population, et l’abandon de la vie économique, ainsi que la privatisation de l’armée et des services de sécurité.

Face à cette situation, le MDKA, qui s’affirme comme le seul gardien des valeurs kabilistes, appelle les Congolais à rester unis et solidaires pour préserver ce patrimoine unique.

« Le Mouvement de la Diaspora Kabiliste demeure confiant qu’avec une diaspora forte et unie, le peuple congolais peut retrouver son sourire lui confisqué par le régime prédateur au pouvoir », déclare Rugishi dans un communiqué publié à Nairobi le 13 juillet 2024.

Le mouvement rappelle l’importance de la sauvegarde de la nation à travers la modernisation des infrastructures et la préservation de l’intégrité territoriale et administrative. Le MDKA appelle ainsi à une mobilisation nationale et internationale pour la défense des valeurs kabilistes, garantissant ainsi une transition pacifique et démocratique en RDC.

Freddy Ruvunangiza


Goma: le parti politique Biso  Peuple sensibilise des femmes déplacées sur leur autoprise en charge



Des dizaines des femmes déplacées du site de Buhimba viennent d’être  sensibilisées sur l’autoprise en charge de la parti politique Biso Peuple, parti cher à Madame Sandrine Kaseta c’était en marge de la célébration de l’indépendance de la RDC ce Samedi 29 Juin 2024.

Selon Mr. Noé, Président provincial de cette plateforme politique, l’objectif est d’abord de réconforter ces femmes et les écouter pour soumettre les doléances au autorités afin qu’elles bénéficient d’un accompagnement dans différentes formations pour leur auto-prise en charge

« Concrètement nous voulons qu’elle puisent se prendre en charge elle même, sur base des propositions que nous allons recueillir et donc nous aurons différentes formations en art et métier à leur profit » déclare-t-il.



À en croire ce dernier, à l’issue de ces différentes formations, chaque femme sera à mesure de continuer elle même avec la matière qu’elle a apprise et rester autonome dans la recherche de sa survie

Des femmes en pleine sensibilisation

« Nous aurons aussi besoin de leur disponibilité parce que vous le savez bien les femmes constituent la catégorie de personnes les plus touchées pendant les conflits. Et donc, les femmes pour nous c’est une cible capitale » a-t-il martelé.

Il faut dire que la ville la ville de Goma regorge en elle seule plusieurs sites des déplacés ayant fuit la guerre opposant le Gouvernement congolais contre la rébellion du M23. Les dernieres statiques des humanitaires fait état de 10 millions. D’après le Bureau de coordination des affaires humanitaires OCHA, Les affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et le groupe armé du Mouvement du 23 mars (M23) ont continué de s’intensifier dans l’est de la RDC depuis janvier, déplaçant au moins 250 000 personnes entre la mi-février et la mi-mars.

Visite du Parti des cadres du Parti Biso au site de Buhimba

Plus de 230 000 personnes ont fui le territoire de Masisi dans la province du Nord-Kivu vers la capitale du Nord-Kivu, Goma, en février, qui a déjà accueilli environ 500 000 personnes déplacées, selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et Médecins Sans Frontières (MSF).

D’autres personnes du territoire de Masisi et de Rutshuru ont fui vers les territoires de Lubero et de Walikale au Nord-Kivu, note les humanitaires.

Freddy Ruvunangiza

Nord-Kivu: des journalistes de Goma, Masisi et Rutshuru s’engagent à promouvoir la production des reportages de grande qualité sensibles au conflit et au genre

Au moins 40 journalistes de Goma, Masisi et Rutshuru se sont engagés à promouvoir la production des reportages de haute qualité, sensibles au genre et au conflit.

C’était à l’issue d’une séance de formation de 3 jours (Soit du 18 au 21 juin 2024) organisée par l’union nationale de la presse du congolais en collaboration avec la direction de développement et de la coopération Suisse (DDC) dans le cadre du projet capacités des journalistes et médias du Nord-Kivu pour une formation de qualité cohésive et inclusive ».

Selon Mr. Tuver Undi, l’un des formateurs, il était aussi important d’outiller les professionnels des médias sur la désinformation et les outils favorables pour lutter contre la désinformation surtout à l’ère du numérique et sur la responsabilité sociale du journaliste.


Pour lui, cette formation va donc renforcer l’expérience des professionnels des médias dans la vérification des faits afin de mieux servir la communauté en toute responsabilité, explique-t-il.

« Il est important que le journaliste sache qu’il a le mandat lui donné par la population, c’est celui d’apporter à cette population l’attitude à apprendre dans la communauté, ça veut dire donner les nouvelles qui peuvent guider les attitudes des uns et des autres pour construire une société forte » a-t-il déclaré.

Les journalistes quand à eux, qui ont pris part à cette formation remercient les organisateurs et veulent voir cette même formation être intensifiée à d’autres journalistes pour travailler d’une manière professionnelle.

« C’était un plaisir pour moi de participer à cette séance de formation qui a été d’une importance capitale et qui vient renforcer notre capacité que ça soit dans l’utilisation de l’intelligence artificielle ou même du travail des reportages sensibles au conflit et au genre, le rôle du journaliste dans la promotion de la cohésion sociale mais aussi les notions de l’égalité des sexes, l’équité et l’intégration du genre au sein de organes de presse. Les acquis de cette formation nous allons les capitaliser dans notre travail quotidien qui est celui d’informer et d’éduquer »  déclare Elias Aungama, l’un des participants.

Des participants dans la salle de formation

Il sied de souligner que cette formation s’est achevé sous une note de satisfaction de la part des parties prenantes, elles ont été larguées sur terrain afin de produire des reportages de tout genre qui incluent le genre et bien d’autres faits.

Freddy Ruvunangiza

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