Masisi : des jeunes et des centaines de combattants Wazalendo rejoignent le M23-AFC à Sake

Plusieurs jeunes ainsi que des centaines de combattants Wazalendo ont adhéré au M23-AFC lors d’un meeting tenu ce mardi 25 février à Sake, dans le groupement Kamurhonza, territoire de Masisi, au Nord-Kivu.

Il s’agit du tout premier meeting organisé par cette rébellion depuis la prise de Sake, une localité autrefois considérée comme un symbole de la résistance. Pendant plusieurs mois, les rebelles du M23-AFC et les combattants Wazalendo s’y sont affrontés avant que la cité ne tombe aux mains du M23 il y a plus d’un mois.

Cette rencontre a rassemblé plusieurs figures de l’administration du M23-AFC au Nord-Kivu, notamment Musanga Erasto, gouverneur nommé par la rébellion, son vice-gouverneur Amani Mukuba Chadrack, ainsi que Magloire Paluku, conseiller de Corneille Nangaa, entre autres.

L’un des faits marquants de ce meeting a été l’adhésion de plusieurs jeunes, dont d’anciens combattants Wazalendo, aux rangs du M23. Selon les organisateurs, ces nouvelles recrues seront envoyées au camp de formation militaire de Rumangabo, dans le territoire de Rutshuru où ils vont acquérir une formation idéologique.


Au cours des échanges, plusieurs problématiques ont été abordées, notamment l’accès limité aux services de base dans cette partie de la chefferie des Bahunde (Masisi). Les autorités du M23 ont reconnu que l’eau potable, l’électricité et les infrastructures routières restent des défis majeurs pour la population locale. Bien que des promesses aient été faites concernant la réhabilitation de certains services publics, aucun calendrier précis n’a été communiqué.

Lors de son intervention, le gouverneur Musanga Erasto a déclaré devant la foule que, malgré les négociations en cours, le M23 n’a pas l’intention de quitter la région.

Visite de la nouvelle prison de Kimoka en cours de construction

Sur le plan judiciaire, le gouverneur a annoncé l’accélération des travaux de construction de la prison centrale de Kimoka. Présentée comme une priorité, cette prison devrait notamment accueillir des détenus, dont certains pourraient être impliqués dans les conflits en cours dans la région.

Face à une situation sécuritaire toujours instable, les autorités du M23 ont tenu à rassurer la population en affirmant que des efforts étaient en cours pour stabiliser la région. Un appel a été lancé aux combattants Wazalendo et aux militaires encore actifs, les exhortant à déposer les armes et à se rendre volontairement afin de faciliter un retour à la paix.

Guerre à l’Est : Joseph Kabila tout feu tout flamme face à l’Afrique du Sud et pointe du doigt le régime tyrannique en RDC


Le sénateur à vie et ancien président congolais, Joseph Kabila Kabange, vient de mettre en garde l’Afrique du Sud contre sa présence militaire en République démocratique du Congo.

Ce dernier a appelé à prendre en compte les causes profondes du conflit qui submerge la partie Est, dans une tribune publiée ce dimanche 23 février 2025 par The Sunday Times, l’un des principaux journaux sud-africains.

Cependant, l’ancien président Joseph Kabila se pose la question de l’implication de Pretoria, qui déploie des troupes sous mandat de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). « Le monde observe pour savoir si l’Afrique du Sud, connue pour son humanisme et ses valeurs, continuera à envoyer des troupes pour soutenir un régime tyrannique et combattre les aspirations du peuple congolais », écrit-il.

D’après le sénateur Joseph Kabila, la SADC se trompe en privilégiant une approche strictement militaire face à une crise dont les racines sont politiques, sociales et institutionnelles. Il ajoute que « la persistance de la mauvaise gouvernance en RDC conduira inévitablement à de nouvelles vagues de troubles politiques, d’insécurité et de conflits armés », avertit l’ancien président Joseph Kabila Kabange.

Notons que cette tribune intervient alors que le mouvement M23/AFC poursuit sa marche victorieuse dans l’Est de la RDC et que Kinshasa réclame des sanctions renforcées contre Kigali.

Ricardo Olenga / Goma

RDC : EAC‑SADC, une force médiane pour sécuriser les territoires occupés par le M23 ?



Après la réunion tenue vendredi 21 février 2025 sur la crise sécuritaire qui prévaut à l’Est du pays, les chefs d’état-major de l’EAC (la Communauté des États d’Afrique de l’Est) appellent à la formation d’une force neutre EAC‑SADC au sein de l’Union africaine pour la sécurisation des zones occupées par le M23.

Cependant, celle‑ci a pour objectif d’évaluer la mise en œuvre des recommandations du sommet EAC‑SADC récemment tenu à Dar es Salaam, en Tanzanie.

Selon les chefs d’état-major d’Afrique de l’Est, ceux‑ci reconnaissent non seulement que les recommandations de cette réunion n’ont pas été appliquées, mais également que la situation sécuritaire reste volatile. Par ailleurs, ils exigent que les Nations unies revoient le mandat de la MONUSCO afin d’assurer la sécurité de la population civile du Nord‑Kivu et du Sud‑Kivu.

Notons que plusieurs instances affirment qu’un retrait immédiat et sans condition du mouvement révolutionnaire M23/AFC dans plusieurs entités et villes occupées à l’Est de la RDC est nécessaire.

Ricardo Olenga / Goma

Crise sécuritaire à l’Est de la RDC: la diaspora congolaise du Canada hausse le ton


Face à l’avancée du M23/AFC dans l’Est de la RDC,  la commission d’urgence de la diaspora congolaise vivant au Canada en Amérique exprime son indignation face à l’insécurité qui prévaut actuellement au Nord-Kivu et au Sud-Kivu dans la partie Est de la République Démocratique du Congo.

Ce Jeudi 13 février 2025, à Ottawa, la communauté congolaise du Canada a dénoncé ce qu’elle qualifie de génocide orchestré par les militaires rwandais à Goma et dans l’ensemble du Nord-Kivu.

Ferdinand Paluku, fondateur de l’Union de la Jeunesse Congolaise d’Ottawa, a réaffirmé sa position en déclarant : « Le kinyarwanda n’est pas une langue congolaise parlée à l’Est du pays. »

Mobilisation à Ottawa

Par ailleurs, Ytteve Yende, présidente de la Communauté Congolaise d’Ottawa-Gatineau (CCC-OG), ainsi que Heri Kabungulu, président de Shirika la Kivu au Canada (SLK), participent activement à une initiative visant à soutenir les FARDC et les Wazalendo dans les zones sous occupation rebelle.

Pendant ce temps, après la chute de Goma le 27 janvier dernier, c’est la ville de Bukavu, au Sud-Kivu, qui est tombée sous le contrôle du M23/AFC ce vendredi 14 février 2025 à 16h45.

Par Ricardo Olenga


Crise sécuritaire à l’Est de la RDC: L’ECC et la CENCO en discussion avec le M23 à Goma

Dans le cadre du Forum national pour la cohésion et la paix, réunissant société civile et acteurs politiques en République Démocratique du Congo, une délégation d’évêques de l’Église du Christ au Congo (ECC) et de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) s’est rendue à Goma ce Mercredi 12 février pour échanger avec les dirigeants du M23/AFC à l’hôtel Serena.

Après quatre heures de discussions à huis clos, le porte-parole de l’ECC, Éric Nsenga, s’est exprimé devant la presse : « Je suis heureux de l’accueil du régime en place ici à Goma, car nous sommes venus palper du doigt la réalité du terrain afin de tirer au clair cette question et œuvrer pour une paix durable », a-t-il déclaré.

Après cette étape à Kinshasa, où la délégation avait rencontré le président Félix Tshisekedi Tshilombo le week-end dernier, les représentants religieux comptent poursuivre leur mission dans d’autres pays d’Afrique afin de concrétiser les efforts de paix dans la région des Grands Lacs, ont-ils souligné

Par Ricardo Olenga

Agression du Rwanda en RDC : « Je demande la sagesse de Carly Nzanzu Kasivita » Poème du Journaliste Enoch David Aluta)



Oui, en cette période où la partie Est de la République Démocratique du Congo est menacée par une invasion rwandaise,
Je demande la sagesse de Carly Nzanzu Kasivita,
Et j’exige la force et l’intelligence de Julien Paluku Kahongya.

La guerre n’est pas une solution,
Elle fait couler du sang,
Elle laisse des victimes,
Et enrichit d’autres.

Je demande la sagesse de Carly Nzanzu Kasivita,
La bravoure de Muhindo Nzangi Butondo,
Et la détermination de Jonas Kasimba.

Car si le sang qui coule à Goma, Beni, Butembo, Masisi, Lubero, Nyiragongo et dans tout l’Est était blanc,
Alors, cette communauté internationale – dont on ne connaît ni le père ni la mère –
Se vengerait déjà contre moi, la RDC.

Oui, je sais qui se cache derrière cette guerre qui ravage le Nord-Kivu,
Je vois cette violence,
Mais où crier ma douleur pour que le monde m’écoute ?

Facebook ? Blanc.
Instagram ? Blanc.
TikTok ? Blanc.
WhatsApp ? Fake News.

Tout semble verrouillé…
Mais moi, je persiste :
Je demande la sagesse de Carly Nzanzu Kasivita.

Hommage aux plumes engagées

Je salue la performance de ceux qui écrivent et informent,
Ceux qui refusent de se taire malgré la peur, malgré les menaces.

Rodriguez Katsuva, Samy Mufpuni, F. Mahamba, Wassy Kambale, Merci Kiro, Jacques Kyanga, Freddy Tendilonge, Steve Wembi, Zachée Mathina, Benjamin Babunga, Ass. Jospin Hangi, Ass. Daniel Mpeza Mihigo, Ass. Innocent Buchu, Ass. Assumani Amadha, Amiral Senghore, Josué Bulofpu, Byobe Malenga, David Kasi, David Lupemba, Christine Mukongoma, Jovial Eliaser, Dodo Mathe, Richard Muhima, Tuver Wundi, Rosalie Zawadi, Valéry Mukosasenge, Cosmas Kakole, Saint-Janvier Zihalirwa, Gloiredo Ngise, Merveil Kiro, Glody Murhabazi, Ben Muhima, Ronely Ntibonera, Freddy Ruvunangiza, Stani Bujakera, Trésor Kibangula, Lébon Kasamira, Ruth Alonga, Liliane Safi, Charly Kasereka, CT Yassin Nday, Victoire Muhindo, Victoire Muliwavyo, Frederick Feruzi, Claude Baguma, Prof. Georges Wawa, CT Aimé Butotima…

À vous tous, forts en écriture,
Je vous demande aussi la sagesse de Carly Nzanzu Kasivita.

Nord-Kivu, terre d’or et de sang

Le Nord-Kivu, cette mine d’or de la RDC, mérite respect et considération de la part du gouvernement.
Un avenir est possible,
Mais en attendant, je demande la sagesse de Carly Nzanzu Kasivita.

Les rebelles du M23 occupent encore nos terres,
Mais un jour, ils partiront !
Soyons unis,
Car la renaissance de notre province ne viendra que par nous-mêmes, Congolais.

Un appel à la paix

Je rends hommage au vieux sage Mbusa Nyamwisi,
Car un sage assis voit plus loin qu’un jeune debout.
Si ceux qui comprennent l’histoire s’impliquent,
Alors, il est temps de revenir à la paix.

Oui, il est temps.
Oui, il est urgent.
Oui, il est vital.

Ensemble, levons-nous pour le Nord-Kivu !
Et pour cela, encore et toujours,
Je demande la sagesse de Carly Nzanzu Kasivita.


Excuses aux personnes citées dans ce texte sans leur consentement. Il s’agit d’une forte personnification en théâtre.

Texte : Enoch David Aluta, Journaliste et Photographe.

Culture : À la clôture du Festival Amani, le groupe traditionnel Ubumwe Folk célèbre la richesse des danses congolaises

Ce dimanche 17 novembre, la 10ᵉ édition du Festival Amani s’est officiellement clôturée au village Ihusi, situé à Kituku, dans la ville de Goma, province du Nord-Kivu. Cet événement culturel majeur, qui promeut la paix et la cohésion sociale à travers les arts, a une fois de plus rassemblé un public nombreux venu célébrer la diversité artistique des Grands Lacs.

Lors de la deuxième et dernière journée du festival, le groupe traditionnel Ubumwe Folk a marqué les esprits avec une prestation vibrante, mettant en avant la richesse et la diversité des danses traditionnelles congolaises. Sur scène, les artistes ont mêlé grâce et énergie, transportant les spectateurs dans un voyage à travers les multiples cultures qui composent la mosaïque congolaise.

Cette démonstration artistique a également pris une dimension symbolique. À travers la danse, Ubumwe Folk a incarné un message de résilience et d’unité entre les communautés locales, soulignant ainsi le rôle de la culture comme vecteur de paix dans une région marquée par des conflits.

Outre Ubumwe Folk, plusieurs autres groupes culturels traditionnels ont également performé au Festival Amani, partageant un objectif commun : promouvoir l’harmonie sociale et la réconciliation à travers la musique et la danse.

En dix éditions, le Festival Amani s’est imposé comme un espace privilégié pour célébrer les talents locaux tout en rappelant l’importance de l’art comme moyen de surmonter les divisions. En cette année particulière, les performances comme celle d’Ubumwe Folk ont réaffirmé la puissance de la culture pour rapprocher les peuples.

Freddy Ruvunangiza 

L’Université Polytechnique de Goma (UPG) lance les inscriptions pour l’année académique 2024-2025

Après une longue pause, l’Université Polytechnique de Goma (UPG) ouvre ses portes pour l’année académique 2024-2025. Sous l’égide de la Fondation AYOBANGIRA, cette institution universitaire revient avec une offre académique enrichie pour répondre aux besoins de formation des jeunes de la ville de Goma et de ses environs.

Le recteur de l’UPG a annoncé dans un communiqué que les inscriptions pour les anciens et nouveaux étudiants sont désormais ouvertes dans plusieurs facultés, notamment :

1. Faculté des Sciences de Développement :

Développement et Actions Humanitaires ;

Gestion de l’environnement.

2. Faculté des Sciences :

Pétrochimie ;

Géologie.

3. Faculté des Sciences Économiques :

Économie ;

Gestion financière.

4. Faculté de Management :

Management des organisations sociales ;

Management des Ressources Humaines ;

Communication et Développement ;

Démographie ;

Gestion informatique.

5. Faculté des Sciences Agronomiques et Environnement :

Chimie et industrie agricole ;

Gestion des ressources naturelles ;

Économie agricole ;

Planification régionale ;

Techniques rurales et gestion des entreprises de développement rural.

6. Faculté Polytechnique :

Réseaux et télécommunications ;

Génie civil ;

Génie électrique et mécanique.

7. École de Santé Publique :

Sciences infirmières ;

Laboratoire, Pédiatrie, Anesthésie, Kinésithérapie ;

Gestion des institutions de santé.

L’UPG met un accent particulier sur une formation pratique, sous l’adage « Peu de Théories, beaucoup de Pratiques », pour former des créateurs d’emploi plutôt que des chercheurs d’emploi.

Les inscriptions se font du lundi au vendredi, de 9h à 17h, et les cours seront dispensés en journée et en soirée. Les locaux de l’UPG sont situés à Lac-Vert, Avenue Nyarutsiru.

Pour toute information complémentaire, contactez le +243977831973 ou le +243994346665.

Nord-Kivu : l’ISESOD-Goma met sur le marché d’emploi 142 nouveaux diplômés

L’Institut Supérieur de l’Environnement Solidaire et de Développement Durable (ISESSOD) de Goma vient de lancer 142 nouveaux diplômés, dont 47 femmes, sur le marché de l’emploi en République Démocratique du Congo. Cette nouvelle promotion marque une amélioration notable en termes de participation féminine, comparée aux années précédentes. La cérémonie de clôture de l’année académique 2023-2024, couplée à la collation des grades académiques, a été l’occasion d’honorer ces lauréats.

À Goma, c’est la Conseillère du Gouverneur en matière d’éducation, Madame Prisca Luanda, qui a présidé la cérémonie de remise des diplômes, en présence de plusieurs acteurs clés du secteur éducatif de la province.

Dans son discours, Madame Luanda a salué les efforts du personnel de l’ISESSOD pour offrir une éducation de qualité aux étudiants, tout en les encourageant à jouer un rôle actif dans le développement de la province.

« Vous avez été formés pour être des innovateurs et des acteurs du changement. Le savoir et les compétences que vous avez acquis sont désormais vos atouts pour contribuer positivement à la société. En ce jour spécial, je vous assure que votre avenir est une toile blanche prête à être colorée par vos rêves et ambitions. Soyez les architectes de votre réussite, les bâtisseurs de votre bonheur et les agents de changement que vous souhaitez devenir », a déclaré Prisca Luanda.

Défilé de lauréats

De son côté, le Recteur de l’institution, le professeur Erasme Milando, a insisté sur l’importance du système pédagogique innovant de l’ISESSOD, basé sur le concept « Enseigner autrement ». Selon lui, ce système place l’étudiant au centre de sa formation, en tant qu’acteur principal, avec l’enseignant jouant un rôle d’accompagnateur. Il a également souligné l’accent mis sur la pratique, un facteur clé du succès des lauréats.

Erasme Milando s’est dit particulièrement satisfait des résultats obtenus cette année, notamment dans le domaine des réseaux informatiques, où plusieurs étudiants ont été sollicités par des entreprises avant même la fin de leurs études.

« Nous sommes satisfaits de la qualité de la formation que nous offrons à nos étudiants. Ce que vous devez comprendre ici, c’est que la qualité prime. Même dans les auditoires de 5 ou 3 étudiants, ils ont reçu une formation de haut niveau », s’est-il félicité.

Quelques responsables de l’ISESOD aux côtés de Madame Prisca Kamala

Le Recteur a profité de l’occasion pour encourager les nouveaux étudiants de Goma et des environs à s’inscrire à l’ISESSOD afin de bénéficier d’une formation de qualité. Il a également annoncé l’avancée des travaux de construction d’un nouveau bâtiment destiné à accueillir de futurs auditoires.

Les lauréats, quant à eux, ont exprimé leur gratitude envers le corps académique pour la qualité de la formation reçue et ont promis de représenter positivement l’image de l’ISESSOD dans le monde professionnel.

Des lauréats en attente de couronnement

Il convient de noter que la cérémonie, qui s’est tenue dans les enceintes de l’ISESSOD, s’est terminée par un échange de vœux entre les lauréats et le corps académique.

Freddy Ruvunangiza

Journée mondiale de l’aide humanitaire : AIDES apporte un soutien vital à plus de 20 000 ménages déplacés au Nord-Kivu

Le 19 août de chaque année, le monde entier célèbre la Journée mondiale de l’aide humanitaire, une occasion de mettre en lumière les sacrifices et les efforts des travailleurs humanitaires. Au Nord-Kivu, c’est le gouverneur de la province, le Général-major Peter Chirimwami Nkuba, qui a officiellement lancé les activités de cette journée.

Devant les acteurs humanitaires, Peter Chirimwami a rendu hommage à leurs efforts visant à porter assistance aux personnes dans le besoin. Il a également réitéré l’engagement ferme du gouvernement à permettre aux personnes déplacées de regagner leurs milieux d’origine.

À l’esplanade de l’ISC, l’ONG Actions et Interventions pour le Développement et l’Encadrement Social (AIDES) s’est distinguée en occupant la première position avec son stand d’exposition, attirant l’attention des autorités compétentes et d’un large public.

Selon M. Mbiyavanga Milonga, coordinateur des projets au sein d’AIDES, malgré les succès obtenus, de nombreux défis, notamment en matière de sécurité et de financement, continuent de freiner la mise en œuvre des projets.

« Le défi le plus important est financier, car les besoins sont bien plus nombreux que les ressources disponibles. Nous ne pouvons pas combler tous les besoins identifiés auprès des personnes déplacées faute de moyens », a-t-il déploré.

Il a ajouté : « En tant qu’AIDES, nous intervenons dans plusieurs domaines de l’aide humanitaire, notamment en fournissant des abris et des articles ménagers essentiels, ainsi qu’en organisant et en gérant des sites pour les personnes déplacées. »

M. Mulongo a ensuite appelé les autorités à agir pour assurer la sécurité des humanitaires afin qu’ils puissent accomplir leur mission d’apporter assistance aux plus vulnérables.

des stands des humanitaires à l’esplanade de l’ISC

Il a également expliqué qu’au moins 20 300 ménages de déplacés de guerre ont reçu des abris d’urgence grâce aux interventions d’AIDES depuis la résurgence de la rébellion du M23.

La violence persistante et l’insécurité au Nord-Kivu ont détruit les bases de la cohésion sociale et de la paix, ravageant écoles et centres de santé, privant des milliers d’enfants d’éducation et des communautés de soins médicaux. Selon le Bureau de coordination des Nations unies aux affaires humanitaires (OCHA), au premier semestre 2024, environ 7,3 millions de personnes étaient déplacées en RDC, dont plus de 400 000 depuis décembre 2023. Les conditions de vie précaires favorisent la violence sexuelle, la prostitution comme moyen de survie, et la propagation rapide d’épidémies telles que le choléra, la rougeole et la variole simienne.

Des autorités provinciales et les humanitaires après visite des stands.

Il convient de noter que le thème de la Journée mondiale de l’aide humanitaire 2024 est « Agir pour l’humanité », un appel clair à l’action.

Freddy Ruvunangiza

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