Goma : La mairie ordonne la démolition des constructions anarchiques à Mabanga Sud


La mairie de Goma a annoncé, ce samedi 23 août 2025, la démolition imminente des constructions érigées de manière anarchique sur l’avenue Circulaire, dans le quartier Mabanga Sud, notamment au camp Katindo. Cette décision a été communiquée à la population lors des travaux communautaires de salongo, en présence du maire Julien Katembo Ndalieni et de son adjoint Désiré Ngabo Kisuba.

Depuis plusieurs mois, la capitale du Nord-Kivu fait face à une multiplication de constructions non réglementées, souvent le long des voies principales et secondaires. Ces bâtisses illégales perturbent la circulation, compliquent les interventions sécuritaires et posent de graves problèmes d’ordre public.

« Il n’est pas normal de construire là où cela est interdit. Ici, au camp Katindo, vous avez érigé des maisons en violation des normes urbanistiques. Pour votre propre bien, vous avez l’obligation de les démolir afin que chacun puisse circuler librement », a martelé Désiré Ngabo, sous l’administration actuelle de l’AFC-M23.


Victor Muhindo

Nord-Kivu : le Dr Janvier Kubuya a été réhabilité à la tête de la Division Provinciale de la Santé


Suspendu depuis octobre 2023, le docteur Janvier Kubuya Bonane avait officiellement repris ses fonctions de chef de division provinciale de la santé du Nord-Kivu depuis janvier 2024 ; soit deux mois plus tard. Cette réhabilitation a été notifiée le 24 janvier 2024 par le Secrétaire Général du ministère de la santé publique, hygiène et prévention le Dr Yuma Ramazani Sylvain dans sa lettre N°MS.1252/10/CO/HKS/CMM/ATA/014/YRS/2014.


Dans ce document consulté  ce 23 août, le Secrétaire Général décide de classer le dossier sans suite en raison de « l’insuffisance de preuves » conformément aux dispositions de l’Article 8 de l’Ordonnance n°082-031 du 19 mars 1982 portant Règlement d’Administration relatif au régime disciplinaire et aux voies de recours du personnel de Carrière des Services Publics de l’Etat.
De retour à son poste, le Dr Kubuya avait exprimé sa satisfaction :

« Je prends acte de cette décision qui rétablit la vérité. Je remercie les autorités pour l’objectivité qui les caractérise et conseille les collègues à travailler en vue de la consolidation de l’équipe », a-t-il déclaré.


Pour rappel, le Dr Kubuya et ses collègues avaient été suspendus en octobre 2023 sur base d’accusations de détournement de fonds publics et d’insubordination. Après les conclusions des enquêtes, il a été établi que les accusations portées contre cette équipe n’étaient pas fondées.
Aujourd’hui.

Nzulo : d’un village disputé à un quartier résidentiel en devenir, grâce aux efforts de BBA Construction

Le village de Nzulo, situé en périphérie de Goma, connaît aujourd’hui une profonde mutation. Jadis marqué par un bras de fer judiciaire entre les communautés locales et l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), gestionnaire du Parc national des Virunga, Nzulo se transforme progressivement en un quartier résidentiel structuré et convoité.

Après la décision de justice rendue en faveur des populations locales, le rêve de développement a commencé à prendre forme, porté notamment par l’entreprise BBA Construction. Cette société s’impose désormais comme un acteur clé de cette transformation, en traçant des routes, en améliorant l’accessibilité et en lançant plusieurs projets d’aménagement urbain.

Selon des sources locales, BBA ne se limite pas à l’urbanisation. L’entreprise projette également d’implanter des infrastructures d’intérêt communautaire : écoles, centre de santé, bornes d’eau potable… Une stratégie à long terme qui vise à faire de Nzulo un modèle de développement local, loin de l’image de village marginalisé qu’il portait autrefois.

Cette dynamique commence déjà à porter ses fruits. De plus en plus de familles et d’investisseurs manifestent leur intérêt pour acquérir des terres à Nzulo, encouragés par la stabilité foncière nouvellement acquise et par la vision d’avenir défendue par BBA Construction.

Si les autorités locales saluent ce regain d’activité économique, les acteurs de la société civile appellent toutefois à une vigilance accrue, afin que le développement de Nzulo ne se fasse pas au détriment de l’environnement.

Nzulo apparaît ainsi comme un symbole des enjeux croisés entre justice foncière, urbanisation et développement durable. Un dossier à suivre de près, tant pour les opportunités qu’il offre que pour les défis qu’il soulève.

Victor Muhindo

RDC-Processus de Doha : le gouvernement et l’AFC/M23 affichent leur volonté de reprise des pourparlers

Après plusieurs semaines de silence et de tensions persistantes, le gouvernement congolais et le mouvement politico-militaire AFC/M23 viennent de publier séparément des communiqués quasi similaires, réaffirmant leur attachement au processus de Doha, initié sous médiation qatarie pour tenter de ramener la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo.


Ces déclarations marquent un tournant diplomatique important, alors que les discussions étaient au point mort en raison du non-respect de certaines mesures de confiance, notamment la libération des prisonniers politiques, le cessez-le-feu effectif et l’arrêt des hostilités dans les zones occupées.


Kinshasa annonce la reprise prochaine des pourparlers directs, dans l’objectif de raviver l’élan de paix et de construire un dialogue durable avec les groupes armés impliqués, principalement l’AFC/M23.
De son côté, le mouvement politico-militaire, qui contrôle actuellement plusieurs villes stratégiques comme Goma, Bukavu, Rubaya, Kipese et une large partie du Nord et du Sud-Kivu, conditionne sa participation au prochain round de négociations par l’application stricte de l’accord sur les principes signé lors des précédents pourparlers.


Selon l’AFC/M23, sans la mise en œuvre préalable de ces engagements qu’il considère comme les fondements mêmes du dialogue ,le processus de Doha risque de s’enliser une nouvelle fois.
Cette dynamique récente révèle une fenêtre d’opportunité fragile mais réelle pour une désescalade politique et militaire, à condition que les deux parties montrent une volonté sincère de compromis et que la communauté internationale soutienne activement les mécanismes de suivi et de mise en œuvre des engagements pris.


La paix en RDC, particulièrement dans sa partie orientale, dépend aujourd’hui de la capacité des acteurs à traduire les intentions affichées en actes concrets, dans l’intérêt des populations meurtries par des années de conflit.


Victor Muhindo

Goma : Le mouvement Rastafari s’engage pour une ville plus propre, la mairie salue l’initiative


Dans un élan de citoyenneté active, les membres du mouvement Rastafari de Goma ont décidé de s’impliquer dans les efforts d’assainissement de la ville. Portés par un esprit de solidarité et de responsabilité, ils ont annoncé leur engagement à accompagner la mairie dans sa mission de rendre Goma plus propre et agréable à vivre.


Ces derniers disent s’investir dans les travaux communautaires de leur propre gré sans en etre obligé, dont le seul objectif est de rendre propre la ville de Goma, qui est la leur. Pour la cause ils se sont rassamblé en plein centre ville pour deboucher le collecteur qui mener de l’eau vers le lac passant derriere la BCC au niveau du rond point BDGL.
« c’est pas la premiere fois que nous nous investissons sur un lieu pour degager des caniveaux, partout dans la ville nous le faisons de notre propre volonté. Le mouvement Rasta prone la paix le vivre ensemble mais aussi la propreté avant tout. Goma c’est chez nous et ilny aura person’e d’autre qui viendra la rendre propre si c’est pas nous, raison pour laquelle nous Mouvement Rasta fari prechons par des exemples.» a déclaré Kambale Muhangura, l’un des enseignants du mouvement Rastafari dans la ville de Goma.
Cette initiative a été saluée par la mairie, par la voix du maire adjoint, Désiré Ngabo Kisuba, qui a exprimé sa satisfaction de voir des groupes citoyens se mobiliser pour le bien collectif. Il a tenu à féliciter les Rastafari pour leur sens élevé de civisme et leur volonté de contribuer à la construction d’une ville modèle.
‹‹Toute action allant dans le sens de l’assainissement, du développement et du vivre-ensemble est la bienvenue. Nous sommes prêts à soutenir les Rastafari dans leur démarche, et nous appelons la population à s’en inspirer », a indiqué le maire adjoint.
Dans une ville confrontée à de nombreux défis environnementaux et sociaux, cette démarche est perçue comme un signal fort de l’implication de la jeunesse et des mouvements culturels dans le développement local.


Les Rastafari, souvent perçus uniquement à travers leur apparence ou leur musique, démontrent ici qu’ils sont aussi des acteurs de changement, engagés pour une société plus propre, plus juste et plus solidaire.
La mairie promet de faciliter l’encadrement et le soutien logistique aux actions concrètes qui seront menées sur le terrain.


Victor Muhindo

Kinshasa : L’apôtre Promesse Lusombo dénonce des menaces de mort après sa rupture avec le prophète Mulindwa Jules


Accusé de dérives spirituelles, le leader de la Cité de Refuge est au cœur d’une polémique mêlant religion, influence et insécurité.

Une crise interne secoue l’Église « Cité de Refuge », dirigée par le prophète Mulindwa Jules. Plusieurs apôtres, ayant récemment pris leurs distances avec ce leader spirituel, affirment faire face à une vague de menaces, d’intimidations et de violences, après avoir dénoncé publiquement ce qu’ils qualifient de « messages diaboliques ».

Parmi les figures ciblées, l’apôtre Promesse Lusombo, responsable de l’Église communautaire Les Justifiés de Dieu, est aujourd’hui contraint de vivre dans la clandestinité. Il affirme que son lieu de culte a été vandalisé, que certains de ses collaborateurs ont été enlevés, et qu’il craint désormais pour sa vie.
« J’ai choisi de dénoncer des pratiques contraires à l’Évangile. Depuis, ma vie est devenue un combat pour survivre », a-t-il confié.

L’apôtre Promesse dénonce également l’enlèvement de plusieurs de ses diacres, qui auraient subi des actes de torture, selon lui, infligés par des militaires supposément envoyés à son église par le prophète Mulindwa Jules.

Les anciens collaborateurs de la « Cité de Refuge » accusent ce dernier d’utiliser son influence pour faire arrêter les dissidents, avec la complicité présumée de certaines autorités locales.

De son côté, l’Église « Cité de Refuge » n’a toujours pas réagi à ces accusations. Malgré nos multiples sollicitations, aucun commentaire officiel n’a été fourni.

Cette affaire soulève de nombreuses questions sur la liberté de conscience, la protection des leaders religieux dissidents, et l’influence croissante de certaines figures religieuses dans l’espace public congolais.
L’apôtre Promesse lance un appel à l’intervention urgente des autorités compétentes pour assurer sa sécurité.

Victor Muhindo

RDC : Menacé de mort après ses révélations : Didier Batumike accuse le Pasteur Jules Mulindwa

Didier Batumike, ancien membre de l’Église « Lumière » aussi appelée « Cité de Refuge », dénonce des menaces de mort dont il est victime après avoir confessé publiquement les pratiques qu’il qualifie de mensongères au sein de cette congrégation dirigée par le pasteur Jules Mulindwa.

PSe disant en danger, il appelle les autorités congolaises à garantir sa sécurité, alors que le pasteur Mulindwa vient d’être condamné dans une autre affaire par la justice à Kisangani.

Le serviteur de Dieu Didier Batumike tire la sonnette d’alarme. L’ancien fidèle de l’église « Lumière », aussi connue sous le nom de « Cité de Refuge », affirme être la cible de graves menaces de mort après avoir publiquement dénoncé ce qu’il qualifie d’escroquerie spirituelle orchestrée par le pasteur Jules Mulindwa.

Lors d’un culte organisé le dimanche 25 mai 2025 au sein de l’église Centre Emanuelle, Didier Batumike a partagé un témoignage troublant : « Tout ce que nous faisions dans cette église était basé sur le mensonge. Il n’y avait rien de vrai dans les messages que nous transmettions aux fidèles », a-t-il confessé devant l’assemblée. Il déclare que certaines prophéties étaient fabriquées de toutes pièces dans le but de manipuler les croyants et les maintenir sous emprise.

Cette prise de parole lui aurait valu une série de menaces venant, selon lui, d’hommes liés aux services de sécurité de Moanda, supposément proches du pasteur Jules Mulindwa.

« Depuis cette confession, je vis dans la peur. Des personnes m’ont promis la mort. Certaines menaces viennent d’agents de sécurité corrompus par Mulindwa. Je demande la protection des autorités », implore Didier Batumike, désormais contraint de se cacher.

Ces révélations interviennent dans un climat déjà tendu, alors que le pasteur Jules Mulindwa vient d’être condamné à 12 mois de servitude pénale par le Tribunal de paix de Kisangani-Makiso. Il devra également verser 50 000 dollars américains de dommages et intérêts, reconnu coupable d’imputation dommageable dans une autre affaire.

Didier Batumike affirme agir par conscience et par souci de vérité, dans l’espoir de « sauver des âmes égarées dans cette croyance qui les aveugle et les isole de leurs proches ». Il appelle les autorités et la société civile à agir pour protéger ceux qui osent parler au nom de la vérité.

Goma: Ngezayo réclame Cap Kivu, un bras de fer foncier aux allures politiques

Ngezayo, désormais proche du M23, tente de s’emparer de l’hôtel Cap Kivu de Musanganya à Goma, prétextant qu’il serait érigé sur la concession « Dumez », une propriété autrefois attribuée à la RVA mais aujourd’hui revendiquée par la famille Ngezayo.

Assassinat de Ngezayo : une tragédie, oui… mais teintée de nombreux mensonges, hélas !

Nous avons pris connaissance du dernier communiqué de la famille Ngezayo. Une famille meurtrie, inconsolable, qui mérite toute notre compassion. Mais dans ce communiqué, comme depuis bientôt vingt ans, persistent des dénis de vérité qu’il convient de relever. Car, aussi profonde soit la douleur, la falsification des faits peut engendrer d’autres tragédies.

S’agissant de l’assassinat de notre aîné Simba Ngezayo : si pour le patriarche Prigogine les enquêtes n’ont jamais été élucidées, il en va autrement. Grâce au professionnalisme du colonel Job de la police, l’enquête sur la mort de Simba a connu des avancées rapides. Les auteurs du crime ont été identifiés, le mobile aussi, il s’agissait d’une parcelle à Bujovu, non loin de Munigi. La justice a suivi son cours : au Rwanda, madame Médiatrice et son frère ont été condamnés, et en RDC, Sankara ainsi que d’autres auteurs ont été arrêtés et sont encore en prison à ce jour.

Certes, de nombreuses personnes innocentes ont été interpellées (plus de 150) dont certaines sont décédées en détention, à l’instar du notable Eliab, ancien chef du cadastre de Goma. Malgré ces tragédies collatérales, justice a été rendue, Dieu merci.

Si Albert Ngezayo détient une autre vérité, pourquoi ne l’a-t-il jamais déposée à l’auditorat militaire de Kinshasa ? Était-il présent à toutes les audiences ? Était-il représenté comme partie civile ? Ses avocats eux-mêmes ont salué la condamnation de madame Médiatrice par la justice rwandaise. Pourquoi remettre aujourd’hui en cause une décision qu’ils avaient validée ?

En ce qui concerne Mzee Prigogine, rappelons que l’affaire est même allée jusqu’en Belgique. Et si la justice belge (celle d’un pays où il détenait la nationalité) n’a jamais ouvert de dossier, c’est bien parce qu’il n’y avait pas de matière à poursuite. Ni le ministre Julien Paluku, ni le propriétaire de l’hôtel Cap Kivu n’ont jamais eu de litige ou de procès direct avec la famille Ngezayo. Aucun élément ne peut les lier à un mobile criminel.

Par ailleurs, l’hôtel Cap Kivu n’a jamais fait partie de la concession Dumez, que se disputaient jadis la RVA et la famille Ngezayo. Aujourd’hui, cette concession est légalement attribuée à la RVA, et plusieurs familles y vivent paisiblement. Sont-elles toutes complices d’un assassinat vieux de 17 ans ?

Si la justice congolaise est corrompue, que dire alors de celle de la Belgique, qui n’a rien retenu dans ce dossier ?

« Nous pardonnons à tous. Mon mari était innocent, tout le monde le savait. Il a payé le prix du conflit autour de l’hôtel Karibu. Mais, en tant que chrétienne, moi et mes enfants refusons de nous inscrire dans un cycle de vengeance qui ne fera qu’endeuiller davantage. Nous avons choisi de pardonner et d’oublier. »

Aujourd’hui, Mzee est de retour à Goma, sous la protection des nouveaux maîtres de la ville. Il bénéficie d’un rapport de force en sa faveur, et malheureusement, il semble vouloir s’en servir pour régler des comptes… à tort, contre de simples innocents.

Je voudrais conclure en reprenant les mots de la veuve d’Eliab, mort injustement en prison dans le dossier de Simba, bien qu’il fût totalement innocent :

Paix aux âmes de tous ceux qui sont morts dans cette saga sans fin.

Mbaje Innocent, fils de Goma

Sport : Yannick Manda bientôt sur le ring en Ouganda

Après avoir représenté la ville de Goma sur la scène internationale, c’est désormais officiel : le boxeur congolais Yannick Manda, originaire du Nord-Kivu, affrontera Shafic Kiwanuka en Ouganda. Le combat se tiendra à Kampala le 3 mai 2025.

Avec ses 105 kg, Yannick Manda est prêt à monter sur le ring pour un gala de boxe qui se déroulera au stade Hamz en Ouganda. Selon les organisateurs, cet événement sera placé sous le signe de la paix dans l’Est de la RDC. Ce combat est présenté comme l’affiche vedette de l’année 2025 dans la région des Grands Lacs, certains allant même jusqu’à le qualifier de « combat du siècle »

Son adversaire, Shafic Kiwanuka, est l’un des poids lourds les plus redoutés de l’Ouganda. Il connaît bien Yannick Manda, qui fait son retour sur le ring après un combat controversé contre Hidson Muhimuzi. Cette fois, le boxeur congolais entend frapper fort pour hisser haut les couleurs de son pays.

Dans une interview accordée à Kivuactualité.news, Yannick Manda a affiché sa détermination :

« Nous sommes en pleine préparation pour ce combat vedette, et tout se passe bien. Je crois que mon adversaire ne tiendra même pas deux rounds, quelle que soit la situation dans l’Est du pays. »

Après son combat en Ouganda, Yannick Manda se rendra à Kinshasa pour affronter Issa Kayembe, champion poids lourd de la capitale congolaise. Ensuite, il entamera une tournée en Europe en vue du classement des meilleurs poids lourds africains, à l’image de son compatriote Martin Bakole.

Par Ricardo Olenga


Sud-kivu: 11 morts et 65 blessés après explosion d’un engin explosif à Bukavu


La ville de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, a été secouée par un attentat à la bombe ce jeudi 27 février 2025, survenu peu après un meeting populaire organisé à la place du 24. Selon un bilan provisoire, 11 personnes ont perdu la vie et 65 autres ont été blessées, dont 4 grièvement.

L’explosion a semé la panique parmi la population, créant une situation de chaos dans la ville. Des témoins sur place décrivent une scène d’horreur avec des corps ensanglantés, des cris de détresse et un mouvement de foule tentant de fuir les lieux.


L’attentat a immédiatement suscité des réactions au sein des groupes présents dans la région. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le mouvement M23/AFC, qui contrôle actuellement la ville, a condamné fermement l’attaque, la qualifiant de crime contre l’humanité.

« L’AFC/M23 présente ses profondes et sincères condoléances à la population de Bukavu suite à cet attentat terroriste perpétré à la place du 24. »
a déclaré Lawrence Kanyuka, point focal communication du M23/AFC.



Quelques heures après l’explosion, les autorités locales ont annoncé l’arrestation d’un suspect présumé impliqué dans l’attentat. Délion Kimbulungu, responsable sécuritaire, a confirmé l’interpellation :

« L’un des poseurs de bombes a été appréhendé à la place du 24 par nos services de sécurité. Une bombe enveloppée dans une chaussette a également été interceptée. »


Cette arrestation pourrait permettre d’obtenir plus d’informations sur les motivations et les commanditaires de cette attaque meurtrière.

Corneille Nangaa parle d’un crime contre l’humanité

Lors d’un point de presse organisé dans l’après-midi, Corneille Nangaa, figure politique associée au M23/AFC, a exprimé sa profonde colère face à l’attentat.

« C’est avec une grande tristesse et une profonde colère que nous dénonçons cet attentat qui a coûté la vie à plusieurs victimes. Il ne s’agit pas d’un acte terroriste, mais d’un véritable crime contre l’humanité. »



Il a également appelé à des enquêtes approfondies pour identifier les auteurs de cet acte et éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.


L’attentat de ce jeudi 27 février a plongé Bukavu dans une atmosphère de peur et d’incertitude. Dans plusieurs quartiers, des habitants ont préféré se barricader chez eux, craignant de nouvelles attaques. À la place de l’Indépendance, les images de l’explosion circulent massivement sur les réseaux sociaux, alimentant l’émotion et l’inquiétude.

Les autorités locales et les forces de sécurité appellent la population au calme tout en renforçant les dispositifs de surveillance dans les endroits stratégiques de la ville.


Cet attentat survient dans un contexte déjà tendu, marqué par des affrontements et des revendications politiques dans l’Est de la RDC. Alors que la population pleure ses morts, des questions persistent sur les réelles motivations de cette attaque et sur l’avenir sécuritaire de Bukavu, une ville déjà fragilisée par l’instabilité dans la région.

La rédaction

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