Le gouverneur de la province du Nord-Kivu, sous l’administration de l’AFC/M23, Bahati Musanga Erasto, a effectué ce mercredi 26 novembre 2025 une visite d’inspection des travaux de réhabilitation du grand collecteur dans la ville de Goma. Cette descente s’inscrivait dans le cadre du lancement officiel des travaux d’assainissement engagés sur plusieurs axes de la ville.
Selon le gouverneur, ces travaux sont financés par le gouvernement provincial de l’AFC/M23, pour un budget estimé entre 600 000 et 900 000 dollars américains. Il a indiqué que cet investissement vise à améliorer le système de drainage de la ville et à réduire les risques d’inondation, particulièrement en cette période de fortes pluies.
Signalons qu’à l’issue de l’inspection, Bahati Musanga Erasto a également effectué une tournée dans plusieurs petits marchés locaux afin d’échanger avec les petits commerçants. Il leur a notamment demandé de maintenir une meilleure hygiène sur leurs sites de travail, soulignant que la propreté publique constitue un élément essentiel pour la santé communautaire et le bon fonctionnement des infrastructures réhabilitées.
Mérite BAHOGWERHE JEAN-PAUL
RDC : Le Sénateur Janvier Mwisha interpelle le Ministre de l’Intégration régionale sur les retombées controversées de l’adhésion à la Communauté d’Afrique de l’Est
Le Sénateur Honorable Professeur Janvier Mwisha Kasiwa a officiellement adressé une question orale avec débat au Ministre de l’Intégration régionale, portant sur les implications sécuritaires, économiques et diplomatiques de l’adhésion de la République Démocratique du Congo (RDC) à la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC).
S’appuyant sur les articles 100 et 138 de la Constitution ainsi que sur les articles 160 à 165 du Règlement intérieur du Sénat, le parlementaire s’interroge sur l’efficacité de cette adhésion, deux ans après l’intégration du pays au bloc régional.
Depuis l’entrée de la RDC dans l’EAC en 2022, les attentes en matière de sécurité régionale, de coopération économique et de résolution pacifique des conflits peinent à se concrétiser. Le déploiement de la force régionale de l’EAC entre novembre 2022 et décembre 2023 dans le Nord-Kivu s’est soldé par un échec, celle-ci n’ayant pas réussi à neutraliser la rébellion de l’AFC-M23, soutenue par le Rwanda, pourtant membre de cette même communauté.
Dans son interpellation, le Sénateur Mwisha demande au Ministre de clarifier plusieurs points essentiels :
Comment le Gouvernement entend-il tirer profit de son appartenance à l’EAC pour garantir la sécurité nationale et mettre en œuvre les accords de Washington et de Doha, alors que certains pays membres sont accusés d’alimenter les conflits à l’Est du pays ?
Quel bilan peut-on tirer des mécanismes de résolution des conflits proposés par l’EAC depuis l’adhésion de la RDC ?
Quelles mesures concrètes ont été prises pour maximiser les avantages économiques de cette intégration régionale ?
Quel est l’état d’avancement des infrastructures clés et projets transfrontaliers engagés dans le cadre de cette coopération ?
Enfin, comment le ministère compte-t-il rassurer l’opinion nationale, qui craint que la RDC ne devienne qu’un marché de consommation au profit d’économies plus avancées, telles que celles du Kenya, de l’Ouganda ou du Rwanda ?
L’intervention du Ministre est très attendue, dans un contexte où la coopération régionale continue de susciter scepticisme et frustration au sein de la population, notamment à l’Est du pays, toujours en proie à une insécurité chronique malgré les engagements diplomatiques répétés.
Victor Muhindo
Philippe Ruvunangiza : une voix qui attise la flamme de l’espoir en RD Congo.
Il y a un an jour pour jour, Philippe Ruvunangiza recevait à New York le prestigieux Prix Courage Civil 2024 https://www.civilcourageprize.org/laureates. Cette distinction internationale saluait son engagement sans relâche, parfois au péril de sa vie, pour la défense des droits humains, la justice sociale et la dignité des populations congolaises, particulièrement dans les zones minières de la République Démocratique du Congo.
Douze mois après, l’élan de ce citoyen engagé n’a pas faibli malgré le contexte très difficile. En effet, à l’Est de la RDC, la guerre a repris aggravant la situation sécuritaire et humanitaire des populations déjà meurtries par trois décennies des massacres, des viols, des meurtres et d’autres violences inimaginables.
Fidèle à son combat, Philippe Ruvunangiza poursuit son plaidoyer, tant au pays qu’à l’international, pour une société congolaise plus juste et respectueuse des droits fondamentaux. Son message reste le même : «la responsabilité collective » face à ce qu’il qualifie de «désastre socio-économique », la nécessité d’une exploitation éthique des ressources naturelles et la construction d’un monde où les droits humains ont la même signification pour tous.
Une année d’actions et de plaidoyers
Dans la foulée de l’hommage qui lui a été rendu par le prix du Courage Civil, Philippe Ruvunangiza a multiplié des initiatives diplomatiques et citoyennes.
Militant de longue date de la Société civile congolaise, avec la prise des villes de Goma et de Bukavu par le mouvement armé M23 en janvier et février de cette année 2025 ; il est resté sur le terrain aux côtés des populations en dépit des risques personnels encourus. Cette présence l’a amené à contribuer, tant soi peu, à sublimer l’énergie négative inhérente aux dynamiques des conflits. Dans une démarche de non-violence, il a œuvré à la prévention et la lutte contre les violations des droits humains, les exactions, les pillages et d’autres débordements.
Aux côtés du Groupe des doyens de la Société civile du Sud-Kivu dont il est un des animateurs, il a été de tous les fronts pour nourrir les médiations en cours entre les belligérants en vue du retour de la paix en RDC et dans la région des grands lacs africains
Le groupe de doyens s’est positionné en acteur actif et en une force de proposition durant cette crise. Notamment, au travers des notes de plaidoyers qu’il a respectivement adressées à Massad Boulos, conseiller du Président Trump pour l’Afrique, Faure Gnassingbé, médiateur de l’Union africaine et Mohammed Al-Khulaifi, médiateur du Qatar. Ses propositions étaient essentiellement destinées à éclairer le contexte et les enjeux pour une sortie rapide et durable de la crise ainsi qu’à plaider pour une aide d’urgence aux populations en détresse humanitaire.
D’autre part, Philippe Ruvunangiza a fait partie des délégations de doyens de la Société civile du Sud-Kivu dépêchées à Kinshasa dans le but de sensibiliser et mobiliser davantage pour l’action, les acteurs politiques et sociaux, membres du Gouvernement, des partis politiques, des organisations de la société civile nationale et des chancelleries des pays partenaires de la RD Congo.
A l’international, de Bruxelles à Bologne en passant par Berlin, Philippe Ruvunangiza a conduit une mission de plaidoyer au Parlement européen à Bruxelles avec Madame Hilde Vautmans (Photo), invitant les institutions européennes à soutenir la société civile congolaise dans ses efforts pour le retour de la paix à l’Est de la RDC et le respect des droits humains.

A Berlin, avec Madame Luis Amtsberg, déléguée du gouvernement fédéral allemand aux droits de l’homme et à l’aide humanitaire (photo), les discussions ont porté sur la protection des civils, l’accès à l’aide humanitaire pour les populations, et le renforcement des organisations locales œuvrant pour la paix.
De plus, un accent particulier a été mis sur la gestion équitable des ressources naturelles et la stabilisation du pays, deux conditions essentielles, selon lui, pour redonner espoir aux communautés minières.

A Bologne, il a partagé avec le Cardinal Matteo Maria Zuppi, Archevêque Métropolitain de Bologne et Président de la Conférence épiscopale d’Italie sur l’urgence de la paix.
Ce message a également été porté à divers acteurs de la communauté de Sant’ Egidio ainsi qu’à l’association « Le Case degli Angeli di Daniele » fondée par Nedda Alberghini et Fortunato Po.
Chaque année, cette association décerne « Le Prix international des droits humains Daniele Po » (Premio Internazionale per i Diritti Umani Daniele Po) à des femmes qui se sont distinguées, aux niveaux national et international, par leur engagement en faveur des droits humains. Pour sa 17ème édition https://www.comune.cento.fe.it/it/news/premio-internazionale-daniele-po-17-edizione, le 18 Octobre 2025, ce prestigieux Prix a été décerné à Maître Nene Bintu Iragi, Présidente du Bureau de Coordination de la Société civile du Sud-Kivu.
Ce prix qui bénéficie du soutien de la municipalité de Bologne, de la Ville métropolitaine, du Parlement européen, du Sénat de la République, de la Région Émilie-Romagne, de l’Université de Bologne, de la municipalité de Pieve di Cento et de la municipalité de Cento, de l’association STRADE, d’Amnesty International Émilie-Romagne Gruppo di Cento, de Libera Presidio del Centopievese et de l’association Tararì Tararera Coop Alleanza 3.0, est venu récompenser l’engagement de Me Nene Bintu pour le respect des droits humains et la paix en RDC et dans la région des grands-lacs africains.
En Allemagne, en Belgique, en France comme en Italie, le lauréat du Prix Courage Civil 2024, au cours des diverses rencontres avec des personnalités politiques, des activistes des droits humains, des groupes des jeunes dans les écoles et les universités, des organisations religieuses et associatives, a sensibilisé ses interlocuteurs sur les enjeux géopolitiques des chaines d’approvisionnements mondiales en minerais responsables et la nécessité d’un engagement commun pour développer une conscience critique dans le but faire face ensemble aux défis de l’exploitation des minerais. Il y a suggéré le rôle crucial des syndicats comme levier potentiel pour l’amélioration des conditions des travailleurs et de la promotion de la transparence et de la redevabilité, en plus de l’exigence d’une traçabilité éthique des minerais.
Promoteur du Baromètre national pour la responsabilité sociétale des entreprises, il a expliqué à ses interlocuteurs le rôle de ce puissant outil dans l’impulsion des dynamiques de co-construction sociétale entre les entreprises et les communautés minières en relevant la capacité de ces dernières à négocier avec les premières sur les problématiques des droits humains, de développement communautaire, de protection de l’environnement et de création des richesses au niveau local c-à-d au bénéfice des communautés des zones minières
Philippe Ruvunangiza, à travers le BEST, a également poursuivi son soutien à l’Association pour la Défense des Victimes de l’exploitation minière à Mwenga à laquelle, il avait, par ailleurs, dédié le prix du courage civil. Grâce en partie à des ressources provenant du Prix du Courage Civil et à la collaboration de la paroisse de Kitutu par le biais de l’Abbé Davide Marcheselli; les dirigeants de cette association se sont rendus à Kinshasa pour une mission de plaidoyer au cours de laquelle ils ont rencontrés des personnalités du monde politique, des autorités ecclésiastiques et des missions diplomatiques pour amplifier la voix des communautés minières victimes des dérives d’une exploitation minière illégale et irresponsable
Placer l’artisanat minier au cœur de l’exercice du devoir de diligence : un tournant historique
En octobre 2025, Philippe Ruvunangiza, au nom du BEST, a coorganisé à Kinshasa un atelier national sur la formalisation et la professionnalisation de l’artisanat minier enRDC. ;
L’événement a réuni plus de soixante-cinq acteurs clés du secteur minier artisanal en provenance des différentes provinces minières du pays autour d’une ambition commune : Transformer les coopératives minières en entités économique viables capable d’exercer le devoir de diligence pour des chaines d’approvisionnement responsables en minerais.
Cet atelier a permis de poser les bases d’une coopération renforcée entre la société civile et les institutions publiques. Parmi les priorités :
Renforcer une gouvernance participative qui promeut les droits des exploitants miniers artisanaux ;
Garantir aux exploitants miniers un accès à des espaces de travail ou zones d’exploitations artisanales viables et sécurisées ;
Lutter contre les flux financiers illicites et les pratiques illégales en assurant aux coopératives minières l’accès à des capitaux transparents ;
Connecter les coopératives minières à des marchés équitables pour en faire des entités économiques viables et compétitives ;
Impliquer les exploitants artisanaux dans la protection de l’environnement et la restauration des écosystèmes
Encourager les coopératives minières au respect des normes d’hygiène, santé et sécurité dans les sites d’exploitations minières artisanales
Combattre le travail des enfants, le travail forcé et autres types d’abus concernant les femmes et les femmes enceintes en particulier en incitant à la mise en place des méthodes de gestion administrative et financière
À travers cette initiative, le BEST pousse l’artisanat minier en RDC vers une nouvelle ère de professionnalisation, fondée sur les droits humains, la technologie, le respect des réglementations et l’inclusion. Le rôle de BEST y est central : être un catalyseur de transformation, reliant les réalités du terrain aux exigences du développement durable.
Philippe Ruvunangiza : un défenseur des droits humains aux convictions inébranlables
Au-delà du symbole, l’engagement de Philippe Ruvunangiza incarne une lutte de longue haleine pour un Congo plus juste et pacifié.
Directeur du BEST, il milite depuis plusieurs années pour la bonne gouvernance minière, la protection des communautés vulnérables et la responsabilisation des acteurs économiques et politiques.
Son approche, fondée sur le dialogue permanent entre acteurs, le plaidoyer international et l’action communautaire, fait de lui une figure clé du militantisme congolais moderne.
Un prix, une mission qui continue
Un an après avoir reçu le Prix Courage Civil 2024, au-delà de la consécration, Philippe Ruvunangiza considère cette reconnaissance comme une responsabilité envers son pays, la société humaine et un devoir à persévérer.

Son parcours exceptionnel rappelle que le courage civil ne s’exprime pas en un jour, mais se construit dans la durée avec conviction, constance et proximité avec les populations que l’on défend.
Face aux tragédies qui endeuillent les populations de la RDC, il est une voix de conscience et un acteur de changement qui œuvre sans relâche pour que la richesse minière du pays ne soit plus une malédiction, mais un levier de dignité, d’humanité et de paix.
RDC : Le Sénateur Janvier Mwisha Kasiwa exige des comptes sur les retombées de la TVA, 12 ans après son instauration
Douze ans après l’instauration de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) en République Démocratique du Congo, le débat sur son efficacité et son impact socio-économique refait surface. Le Sénateur Professeur Janvier Mwisha Kasiwa, élu du Nord-Kivu, a adressé une question écrite au Ministre des Finances pour demander une évaluation transparente de cette réforme fiscale.
Introduite en janvier 2012 pour remplacer l’Impôt sur le Chiffre d’Affaires (ICA), la TVA visait à moderniser le système fiscal, renforcer les recettes publiques et améliorer l’équité du régime fiscal. Mais pour le sénateur, douze ans après, l’heure est au bilan.
S’appuyant sur les données de l’OCDE 2024, il note que les recettes issues des taxes sur les biens et services (TVA incluse) représentent à peine 3,5 % du PIB congolais, loin derrière la moyenne de 5,6 % en Afrique subsaharienne. Cette faible mobilisation fiscale interroge sur l’efficacité de la TVA, dans un contexte marqué par la dominance du secteur informel.
Des études d’impact ont-elles été réalisées pour mesurer son effet sur le pouvoir d’achat des Congolais ? Quelles mesures ont été prises pour améliorer la collecte dans un contexte d’économie informelle ?
Dans un pays où les inégalités persistent et le coût de la vie augmente, le Sénateur Mwisha Kasiwa plaide pour une évaluation rigoureuse des politiques fiscales. Il invite le gouvernement à justifier la pertinence de la TVA et à proposer des ajustements si nécessaire, afin qu’elle devienne un véritable levier de développement et non un fardeau supplémentaire pour les ménages.
Victor Muhindo
Walikale : Nouvelles frappes de l’armée congolaise sur les positions de l’AFC/M23 malgré le cessez-le-feu
Dans la nuit du lundi 27 au mardi 28 octobre 2025, des frappes aériennes attribuées aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo FARDC ont de nouveau ciblé des zones contrôlées par l’AFC/M23 dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu.
Ces attaques surviennent en pleine trêve, alors qu’un cessez-le-feu est censé être en vigueur dans le cadre du processus de paix.
Selon des sources proches du mouvement rebelle, les frappes ont visé des zones densément peuplées, provoquant la panique au sein des populations civiles. Aucun bilan officiel n’a encore été communiqué, mais l’AFC/M23 dénonce une violation flagrante des engagements pris par Kinshasa dans les cadres diplomatiques de Doha et du Mécanisme conjoint de coordination sécuritaire.
Ces nouveaux développements interviennent alors que les tensions restent vives sur le terrain et que les efforts de médiation internationale peinent à obtenir une désescalade durable. L’AFC/M23 accuse une partie de l’appareil militaire congolais de saboter le processus de paix en multipliant des actions offensives.
En l’absence de réaction officielle des FARDC ou du gouvernement central, ces événements relancent le débat sur la sincérité des parties prenantes dans la recherche d’une solution politique à la crise de l’Est.
Les observateurs craignent une résurgence des combats à grande échelle si les violations du cessez-le-feu se poursuivent sans réponse diplomatique adéquate.
Victor Muhindo
Sud-Kivu : L’éclairage public s’étend à Bukavu grâce à la gouvernance de Patrick Busu
La ville de Bukavu connaît une transformation visible dans plusieurs de ses quartiers, désormais dotés d’éclairage public grâce aux efforts entrepris par le Gouverneur Patrick Busu. Cette avancée, saluée par la population, marque une étape significative dans l’amélioration des infrastructures urbaines dans la province du Sud-Kivu.
Autrefois plongées dans l’obscurité, certaines zones de la ville deviennent aujourd’hui plus sûres, plus accessibles et mieux adaptées aux activités économiques nocturnes. L’installation de lampadaires solaires et de systèmes d’éclairage public modernes s’inscrit dans une politique de développement durable, orientée vers la sécurité et le bien-être des habitants.
Cet investissement en faveur de l’éclairage public est le fruit d’une gouvernance axée sur la transparence, l’efficacité et la proximité. Il illustre la volonté de l’autorité provinciale d’apporter des réponses concrètes aux besoins de base de la population.
Outre l’impact positif sur la sécurité des personnes et des biens, cette initiative redonne vie à de nombreux quartiers, encourage le petit commerce et réduit les risques liés à l’insécurité urbaine. Le Gouverneur Busu montre ainsi qu’une gestion rigoureuse et centrée sur les priorités citoyennes peut contribuer au progrès tangible dans un contexte difficile.
Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du Sud-Kivu, avec d’autres chantiers en cours dans les domaines de la voirie, de l’eau potable et de l’éducation.
Victor Muhindo
Guerre à l’Est de la RDC: l’AFC-M23 dénonce les violations du cessez-le-feu par Kinshasa et menace d’une riposte vigoureuse
L’Alliance du Fleuve Congo (AFC/M23) a tenu un point de presse ce jeudi à Goma, au cours duquel elle a dénoncé de « multiples violations du cessez-le-feu » imputées au gouvernement de Kinshasa, tout en exprimant son mécontentement face au silence des médiateurs qataris. Le mouvement politico-militaire a mis en garde les autorités congolaises, menaçant d’une « riposte vigoureuse » en cas de nouvelle infraction.
Le coordinateur de l’AFC-M23 a affirmé que, malgré la volonté du mouvement de privilégier le dialogue, Kinshasa continuerait de recourir aux armes. Selon lui, ces violations se manifestent notamment par des bombardements aériens visant des agglomérations densément peuplées, causant la mort de civils.
Dans ses déclarations, le coordinateur a accusé une coalition dirigée par Kinshasa incluant les milices Wazalendo, les FDLR et l’armée burundaise de poursuivre des attaques contre les positions de l’AFC-M23 sur plusieurs lignes de front. Ces accusations interviennent dans un contexte de tensions persistantes, alors que les deux camps s’accusent mutuellement de violations du cessez-le-feu depuis plusieurs mois, compromettant ainsi le processus de paix de Doha.
Le mouvement affirme avoir adressé de nombreuses lettres de dénonciation aux médiateurs qataris, restées sans réponse. Cette absence de réaction alimente, selon lui, un sentiment de frustration, d’autant plus que la médiation qatarie a été suspendue à plusieurs reprises en raison de la crise au Moyen-Orient.
Ces accusations surviennent malgré la signature, le 14 octobre dernier à Doha, d’un mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, censé garantir le respect des engagements pris par les deux parties. Moins de 24 heures après cette signature, l’AFC-M23 accusait déjà les FARDC de mener d’intenses bombardements dans plusieurs zones de combat.
Le ton menaçant adopté par l’AFC-M23 et les affrontements récemment signalés ravivent les craintes d’une nouvelle escalade dans l’est du pays. En septembre, la démonstration de force du mouvement avec la présentation d’un contingent estimé à 7 000 hommes avait déjà été interprétée comme un signe d’intensification des tensions.
Victor Muhindo
Adèle Bazizane Maheshe, figure montante pressentie pour diriger l’Assemblée nationale
À l’interne, l’élue de Nyiragongo fait l’unanimité pour succéder à Vital Kamerhe.
Une femme de terrain au parcours exemplaire
Connue pour sa rigueur, sa proximité avec la population et sa gestion transparente, Adèle Bazizane Maheshe s’impose aujourd’hui comme l’une des figures politiques féminines les plus influentes de l’Est de la RDC.
Mère de famille et femme d’action, elle s’est distinguée dès ses débuts en politique en occupant le poste de ministre provinciale de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel du Nord-Kivu, fonction qu’elle a exercée pendant plus de dix ans.
Sous sa direction, plusieurs infrastructures scolaires modernes ont vu le jour à Beni, Butembo, Walikale, Lubero, Rutshuru, Masisi, Nyiragongo et dans la ville de Goma, chef-lieu de la province.
Son mandat a été salué pour sa gestion participative, son soutien à la scolarisation des jeunes filles et la mise en place de programmes de formation professionnelle destinés à l’insertion des jeunes désœuvrés.
Une gestionnaire respectée et une dirigeante expérimentée
Pendant ses années au gouvernement provincial, Mme Bazizane Maheshe a également assuré l’intérim du gouverneur de province à plusieurs reprises, démontrant sa capacité à diriger avec calme et efficacité dans un contexte sécuritaire complexe.
Élue députée provinciale en 2018 dans le territoire de Nyiragongo, son fief, elle a gravi les échelons pour devenir rapporteur de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu, soit la troisième personnalité de cette institution.
Elle a su s’y illustrer par sa maîtrise des questions de gouvernance et sa capacité à bâtir le consensus entre forces politiques divergentes.
Lorsque l’État de siège a été instauré, Mme Bazizane Maheshe a apporté son soutien à cette mesure de sécurité, estimant qu’elle constituait « une étape nécessaire pour restaurer la paix et la dignité du peuple du Nord-Kivu et de l’Ituri ».
Sa loyauté institutionnelle et son sens du devoir lui ont valu la confiance du gouverneur militaire Constant Ndima, qui l’a nommée première directrice générale de la Direction générale des recettes du Nord-Kivu (DGR-NK).
À la tête de cette régie financière provinciale, elle a introduit des réformes de gestion et de traçabilité des recettes, renforçant la transparence et la mobilisation des ressources. Ses actions ont permis à la DGR-NK de devenir un modèle provincial cité pour sa performance et son efficacité.
Un leadership féminin affirmé
Toujours guidée par l’excellence, Adèle Bazizane Maheshe a ensuite été nommée directrice de cabinet adjointe du gouverneur militaire intérimaire, le général-major Peter Cirimwami Nkuba, où elle a continué à démontrer sa compétence dans la coordination administrative et politique.
Conformément à la loi, elle a démissionné de ses fonctions avant de se présenter aux élections législatives nationales de 2023 dans la circonscription de Nyiragongo avec comme résultat : une victoire éclatante, arrivant en tête des suffrages.
Depuis son entrée à l’Assemblée nationale, l’honorable Adèle Bazizane Maheshe s’est imposée comme une parlementaire dévouée et à l’écoute, connue pour son franc-parler, sa sensibilité sociale et sa défense constante des droits des femmes et des enfants.
Surnommée affectueusement « Maman Sociale » dans l’Est du pays, elle symbolise le leadership féminin ancré dans les réalités locales.
Vers le perchoir de l’Assemblée nationale ?
Cadre du parti présidentiel UDPS et première vice-présidente du groupe parlementaire de l’Union sacrée, Mme Bazizane Maheshe figure aujourd’hui parmi les favoris pour succéder à Vital Kamerhe à la présidence de l’Assemblée nationale.
Ses collègues saluent en elle une personnalité rassembleuse, intègre et compétente, capable d’incarner le renouveau du leadership politique congolais.
Originaire du Nord-Kivu, elle porte haut la voix des populations de l’Est, victimes de l’agression des groupes armés soutenus par un pays voisin.
Elle a souvent dénoncé, à la tribune, les souffrances de ces communautés et plaidé pour une solidarité nationale effective en faveur des régions meurtries.
Une vision tournée vers la bonne gouvernance et l’unité nationale
Partisane convaincue de la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Adèle Bazizane Maheshe incarne la nouvelle génération de responsables politiques engagés pour la transparence, l’unité et le développement durable.
Pour beaucoup de ses collègues, sa candidature à la tête de l’Assemblée nationale représente un espoir de leadership inclusif et moderne, au service du peuple congolais.
Freddy Ruvunangiza
Washington, échec de la signature de l’accord sur le cadre économique RDC‑Rwanda : Kinshasa évoque le retrait des troupes
L’accord sur le cadre économique régional, attendu ce vendredi dernier à Washington entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, n’a finalement pas été signé. Malgré l’amendement et la finalisation du projet d’accord par les deux gouvernements, Kinshasa se serait rétracté à la dernière minute, selon des sources proches du dossier citées par Reuters.
L’une des sources affirme que la RDC conditionne désormais la signature de l’accord à un retrait de 90 % des troupes rwandaises stationnées dans l’est du pays. Ce retrait s’inscrit selon cette source dans le cadre d’un accord de paix plus large négocié à Washington et signé en juin dernier, dans lequel le retrait militaire faisait partie des engagements pris.
L’incapacité des deux parties à finaliser cet accord économique révèle les divergences persistantes entre aspirations économiques et enjeux sécuritaires. Pour la RDC, il semblerait que la paix durable soit prioritaire avant tout partenariat régional de nature économique.
Dans les jours à venir, tout le regard sera tourné vers Washington et les diplomates impliqués pour savoir si un compromis sera possible, ou si ce blocage compromet les efforts de stabilisation dans les provinces de l’Est.
Victor Muhindo
Goma : Le Festival Social du Kivu, un souffle culturel au cœur de la résilience
Dans une ville meurtrie par les violences, les déplacements de population et l’insécurité permanente, le Festival Social du Kivu se veut une bouffée d’oxygène culturelle et humaine.
Organisé à Goma, cet événement rassemble les habitants de la ville et des environs autour d’un moment de partage, de sourire et de solidarité.
Selon les organisateurs, cette messe culturelle ne vise pas seulement à divertir, mais s’inscrit dans une démarche thérapeutique. Pour eux, il s’agit de permettre à la population, traumatisée par les récents événements, notamment la prise de Goma, de retrouver une part de normalité et de reconstruire un lien social fort.
Le festival est aussi un symbole de résilience, montrant que malgré la douleur et les défis, les Congolais du Nord-Kivu gardent la tête haute et continuent à célébrer la vie, la culture et la paix.
Au-delà du spectacle, une dimension sociale marque cet événement. Une partie des recettes du festival sera reversée au soutien des femmes commerçantes, organisées en associations locales. Ces fonds serviront à renforcer leurs petits commerces, dans un contexte économique particulièrement difficile.
À travers cette initiative, le Festival Social du Kivu ambitionne de joindre l’utile à l’agréable, en contribuant à la relance communautaire, à l’espoir et à la résilience collective. Un pari ambitieux qui, au-delà des critiques, mérite d’être jugé aussi à l’aune de ses retombées concrètes sur le terrain.
Victor Muhindo
Goma : une nouvelle cité résidentielle voit le jour au cœur de la ville
Une nouvelle ère s’ouvre pour les habitants de Goma avec la naissance d’un nouveau quartier résidentiel en plein centre-ville, précisément dans la zone de l’ITIG. Ce projet urbain ambitieux, fruit d’un lotissement bien structuré, met à disposition des parcelles cadastrées prêtes à bâtir.
Les terrains, d’une superficie standard de 10 mètres sur 20, sont déjà clôturés, assurant sécurité et délimitation claire pour chaque futur acquéreur. En plus de l’aménagement des avenues larges de six mètres facilitant l’accès et la mobilité, cette cité se distingue par sa connexion directe aux services de base.
En effet, la REGIDESO garantit l’approvisionnement en eau potable, tandis que le raccordement à l’électricité est déjà effectif, conférant ainsi une forte valeur ajoutée à ces parcelles.
Situé en plein centre-ville, ce nouveau lotissement représente une opportunité rare pour les particuliers et investisseurs à la recherche d’un espace résidentiel moderne, sécurisé et accessible. Le quartier est pensé pour répondre aux besoins d’un mode de vie urbain harmonieux, avec toutes les commodités à proximité.
Avec ce développement, la ville de Goma confirme son dynamisme immobilier et sa volonté de répondre à la demande croissante en logements décents et urbanisés.
Victor Muhindo
RDC-AFC-M23: vers un échange de prisonniers facilité par le CICR dans le cadre du processus de Doha
Réunis le 1er octobre 2025 dans le cadre du mécanisme conjoint de coordination sécuritaire, les représentants respectifs de la République Démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda ont franchi un pas significatif vers la mise en œuvre de l’accord de Washington, pilier du processus de Doha pour le retour à la paix dans l’Est de la RDC.
L’un des points majeurs abordés lors de cette réunion a été l’accès du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) à tous les prisonniers concernés par l’échange envisagé entre Kinshasa et les forces de l’AFC/M23. Les deux parties ont reconnu l’importance de ce rôle humanitaire, et se sont engagées à en faciliter la mise en œuvre, ouvrant ainsi la voie à une opération de confiance réciproque entre les belligérants.
Au-delà de l’aspect technique, ce geste marque une volonté politique des deux États d’avancer vers la désescalade et la réconciliation progressive, dans une région encore meurtrie par des années de violences.
Le comité conjoint a également affirmé la nécessité de soutenir l’accord de paix dans son intégralité, non seulement en paroles mais aussi en actes. À cet effet, les membres ont réitéré leur engagement à éviter toute action ou rhétorique hostile, notamment les attaques politiques et discours incendiaires, susceptibles de compromettre la fragile dynamique de paix en cours.
Cette rencontre marque ainsi une étape encourageante dans la consolidation des engagements pris lors des précédentes négociations, alors que la communauté internationale reste mobilisée pour accompagner la RDC et ses voisins vers une paix durable dans la région des Grands Lacs.
Victor Muhindo
Goma : l’AFC-M23 échange avec les artistes musiciens pour promouvoir la paix et l’émergence de la culture locale
Le chargé de la Culture, des Arts et Loisirs de l’AFC-M23, Ally Musagara, a rencontré ce vendredi un groupe d’artistes musiciens de la ville de Goma. Cette séance d’échange a été l’occasion de réfléchir ensemble à la redynamisation du secteur culturel local et à son rôle dans la promotion du vivre-ensemble.
Au cœur des discussions figuraient l’assainissement du secteur culturel, le management artistique professionnel, ainsi que la production musicale axée sur des thématiques de paix, de cohésion nationale et de diversité culturelle. Ally Musagara a encouragé les artistes, en majorité des jeunes, à s’engager dans des projets artistiques constructifs porteurs d’un message de paix et de réconciliation.
Profitant de cette rencontre, il a aussi prodigué des conseils pratiques sur l’entrepreneuriat culturel, soulignant la nécessité pour les artistes de se structurer et de considérer la musique comme une véritable activité économique.
De leur côté, les musiciens présents ont formulé des recommandations visant à soutenir l’émergence de la musique locale, notamment la création de structures d’encadrement, l’accès aux financements et la mise en réseau avec d’autres acteurs culturels à l’échelle nationale et régionale.
Ils ont plaidé pour des mécanismes concrets permettant aux artistes de vivre dignement de leur art.
En réponse, Ally Musagara a garanti l’appui du Mouvement révolutionnaire AFC-M23 à ces initiatives, promettant de relayer leurs préoccupations a sa hiérarchie et d’accompagner les efforts en faveur de la culture comme outil de paix et de développement.
Victor Muhindo
Goma : Arrestation des faussaires de transactions monétaires et des pirates du produit VIP Black, la mairie passe à l’action
Dans une opération de contrôle menée ce jeudi 2 octobre 2025, le maire adjoint de la ville de Goma, Désiré Ngabo Kisuba, a procédé à l’interpellation et à l’arrestation de plusieurs individus impliqués dans des pratiques illicites, notamment la surfacturation des transactions monétaires via Mobile Money et la piraterie du produit cosmétique « VIP Black ».
Malgré les directives claires de la mairie fixant le taux maximal de retrait à 3,5 % pour les services Mobile Money (Airtel Money, M-Pesa, Orange Money) et 3 % pour les banques comme Equity BCDC et TMB, certains opérateurs continuaient d’imposer des ponctions abusives allant de 5 à 7 %. Face à cette récidive, le maire adjoint a ordonné leur arrestation :
« Nous avons constaté sur le terrain que les mesures ne sont pas respectées. Ces agents continuent avec leur sale besogne. C’est de la pure escroquerie », a-t-il dénoncé.
Un autre point marquant de cette descente est la découverte de la contrefaçon du produit VIP Black, un parfum de la société ANGEL COSMETICS SARL, dont l’exclusivité de commercialisation revient à la maison SWEET à Goma. Des boutiques pirates vendaient des versions falsifiées du produit, avec un emballage trompeur et un contenu de qualité douteuse.
« Le vrai produit porte une seule enseigne au recto, alors que le faux en a deux. C’est de la piraterie industrielle passible de poursuites », a précisé le maire adjoint.
Le maire adjoint a conclu en appelant la population à signaler toute pratique illégale liée aux transactions monétaires ou à la contrefaçon :
« Toute personne prise en flagrant délit sera arrêtée, et sa boutique fermée. La tolérance zéro est désormais appliquée. »
Cette opération confirme la volonté de l’autorité urbaine de restaurer l’ordre économique et commercial dans la ville de Goma.
Victor Muhindo
RDC : L’AFC/M23 dénonce des massacres de civils et promet une riposte face aux attaques de Kinshasa
Dans un communiqué publié ce jeudi 2 octobre 2025, l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) alerte la communauté nationale et internationale sur ce qu’elle qualifie de « massacre délibéré » perpétré par les forces loyalistes contre les populations civiles dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon le mouvement dirigé par Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa, des bombardements aériens, impliquant des drones et des avions de combat, ont visé des zones fortement peuplées dans les territoires de Rutshuru et Lubero dans la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 octobre. Ces attaques auraient causé la mort de nombreux civils et provoqué le déplacement massif de la population locale.
L’AFC/M23 accuse le régime de Kinshasa de mener ces opérations depuis des bases établies à Uvira (Sud-Kivu) et à Bujumbura, capitale du Burundi voisin. Le mouvement considère ces actions comme des « crimes de guerre » et affirme qu’il est désormais dans l’obligation d’intervenir pour, selon ses termes, « protéger et sauver des vies innocentes face à cette barbarie ».
Le communiqué lance un appel aux organismes internationaux de défense des droits humains et aux Nations unies pour enquêter sur ces événements et prendre des mesures urgentes afin de mettre fin à ce cycle de violence.
Cette déclaration intervient alors que la situation sécuritaire demeure explosive dans les provinces de l’Est, malgré les initiatives régionales de paix en cours.
Victor Muhindo
Goma : Corneille Nangaa aux cadres de l’AFC-M23 – « Nous ne sommes que des ouvriers, des serviteurs de cette population »
La ville de Goma a accueilli, du 25 au 27 septembre 2025, un séminaire stratégique de renforcement des capacités à l’intention des cadres de l’administration publique et territoriale opérant dans les zones sous contrôle de l’Alliance Fleuve Congo (AFC-M23). Cette initiative a été présentée comme une étape clé dans la mise en place d’une gouvernance alternative dans l’Est de la RDC.
Clôturant les travaux ce samedi, le coordonnateur politique de l’AFC-M23, Corneille Nangaa, a délivré un message fort en appelant à la discipline, à la rigueur et à l’éthique révolutionnaire. Il a rappelé que les cadres ne sont pas des détenteurs de privilèges, mais avant tout « des ouvriers, des serviteurs de cette population ».
Pour Nangaa, aucune révolution ne peut s’ancrer durablement sans une gouvernance basée sur une vision claire, une discipline collective et une redevabilité constante. À ces trois piliers, il ajoute la transparence, en particulier dans la gestion des ressources et les relations avec les communautés locales.
« La lutte militaire n’a de sens que si elle est accompagnée par une gestion responsable des ressources et des populations », a-t-il insisté.
Dans un contexte marqué par des pressions internes et externes, il a exhorté les cadres à l’unité, estimant que la cohésion interne constitue un rempart face aux manipulations politiques et diplomatiques. Cette cohérence, selon lui, doit s’exprimer dans tous les secteurs : finances publiques, sécurité, jeunesse, santé et éducation.
Au terme de ce séminaire, les participants sont appelés à incarner un nouveau style de gestion publique dans les zones dites « libérées » par l’AFC-M23. L’accent a été mis sur la proximité avec les populations, la rigueur dans l’exécution des missions d’État et le rejet de toute forme d’abus ou de corruption.
Une photo de famille a symboliquement clôturé ces assises, marquant l’engagement des participants à mettre en pratique les enseignements reçus et à concrétiser la vision d’une administration centrée sur le citoyen.
Ce séminaire intervient alors que l’AFC-M23 cherche à démontrer sa capacité à instaurer une gouvernance alternative, dans un contexte où la méfiance vis-à-vis de Kinshasa reste vive dans plusieurs territoires de l’Est du pays.
Victor Muhindo
RDC : La Haute Cour militaire rouvre les débats dans le procès de Joseph Kabila pour trahison et complicité avec l’AFC/M23
Coup de théâtre judiciaire à Kinshasa. Alors que le verdict était attendu ce vendredi dans le procès opposant le ministère public à l’ancien président Joseph Kabila, la Haute Cour militaire a ordonné la réouverture des débats, donnant suite à une requête de la partie civile.
Poursuivi par contumace pour des faits jugés extrêmement graves (notamment trahison, participation à un mouvement insurrectionnel et crimes contre l’humanité) Joseph Kabila est accusé d’avoir entretenu des liens étroits avec le mouvement armé AFC/M23, soutenu par le Rwanda. Ce groupe demeure aujourd’hui l’un des principaux foyers d’instabilité dans l’Est de la RDC.
La partie civile, représentée par Me Richard Bondo, a sollicité l’audition de trois témoins clés. Selon lui, leurs témoignages viendront démontrer le rôle central de Kabila dans le financement de l’AFC/M23 et du RDF (Forces de défense rwandaises), grâce à des circuits bancaires précis. Elle entend également prouver que l’ancien président n’était pas éligible à diriger la RDC, alléguant qu’il détenait une nationalité étrangère.
Ce rebondissement relance une affaire hautement sensible et politiquement explosive. Le dossier Kabila, jusque-là entouré d’un épais silence institutionnel, pourrait désormais s’étendre sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois, si la Cour juge nécessaire une instruction complémentaire.
Dans un contexte marqué par de fortes tensions régionales, la persistance des rébellions à l’Est et une méfiance grandissante envers les institutions, cette affaire pourrait non seulement redéfinir le rôle de la justice congolaise, mais aussi raviver les divisions politiques internes.
La défense, absente en raison du jugement par contumace, n’a pas encore réagi. Quant à l’opinion publique, elle suit de près ce procès historique, perçu par certains comme une avancée vers la redevabilité des anciens dirigeants, et par d’autres comme un règlement de comptes politique.
Victor Muhindo
Minembwe sous tension : Maître Moïse Nyarugabo dénonce des attaques ciblées contre les Banyamulenge
Dans une déclaration faite ce mardi, Maître Moïse Nyarugabo, notable et défenseur de la communauté Banyamulenge, a dénoncé avec vigueur les attaques armées répétées visant Minembwe, une région du Sud-Kivu majoritairement habitée par les Banyamulenge. Il accuse directement les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), pourtant chargées d’assurer la sécurité des citoyens, de cibler délibérément les membres de cette communauté.
« Au lieu de protéger les Banyamulenge comme tous les autres Congolais, les FARDC, avec leurs alliés dont les Wazalendu et l’armée burundaise, les prennent pour cibles, notamment à travers l’utilisation de drones kamikazes dans la région », a déclaré Maître Nyarugabo.
Selon lui, ces attaques ne sont ni isolées ni accidentelles, mais s’inscrivent dans un schéma de persécution qui perdure depuis plusieurs années.
Il estime que ces opérations militaires aggravent une situation humanitaire déjà critique dans les Hauts-Plateaux et risquent d’accentuer la méfiance et l’exclusion ressenties par la communauté Banyamulenge.
Cette sortie intervient dans un contexte marqué par l’intensification des tensions à Minembwe et ses environs, où de nombreux rapports signalent des violences entre groupes armés ainsi que des déplacements massifs de civils.
Maître Nyarugabo appelle les autorités congolaises et la communauté internationale à diligenter une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités et de mettre un terme à ce qu’il qualifie de « ciblage ethnique par des forces régulières ».
Il plaide enfin pour l’ouverture d’un dialogue inclusif et pour la recherche d’une paix durable dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu, où la coexistence entre communautés demeure de plus en plus fragilisée.
Victor Muhindo
Goma : le maire et son adjoint prêchent par l’exemple lors du Salongo
Goma, samedi matin, les rues de la ville ont vibré au rythme des travaux communautaires, communément appelés Salongo. Une fois de plus, les autorités urbaines ont choisi de montrer l’exemple : le maire de Goma, Julien Katembo Ndalieni, et son adjoint, Désiré Ngabo Kisuba, ont pris part personnellement à ces travaux, balais et houes en main.
Loin de se limiter à une simple supervision, les deux responsables municipaux se sont activement impliqués, participant avec détermination aux activités de nettoyage aux côtés des habitants. Une présence à la fois symbolique et concrète, envoyant un message fort : celui d’un leadership par l’exemple.
Accompagnés de leurs équipes techniques, ils ont sillonné plusieurs artères de la ville, sensibilisant la population à l’importance de l’hygiène, de l’assainissement et de la responsabilité collective dans la préservation de l’environnement urbain.
« Nous ne pouvons pas demander à la population de faire ce que nous ne faisons pas nous-mêmes. Goma doit rester propre, et cela commence par l’engagement de chacun », a déclaré le maire adjoint, visiblement très impliqué.
Une action saluée par les citoyens, qui renforce l’image d’une administration municipale proche du peuple et déterminée à améliorer le cadre de vie des Gomatraciens.
Victor Muhindo
Deuxième anniversaire du Carnage de Ndosho: l’AFC-M23 commémore avec les fidèles de l’Église La Foi Naturelle Judaïque Messianique vers les Nations
Une cérémonie de commémoration émouvante s’est tenue ce samedi à Goma, marquant le deuxième anniversaire du drame de Ndosho impliquant l’Église La Foi Naturelle Judaïque Messianique vers les Nations (FNJMN).
Pour la première fois, les autorités politico-militaires de l’AFC-M23, qui contrôlent actuellement la ville, ont pris part officiellement à cet événement. La délégation était conduite par le porte-parole politique du mouvement, Lawrence Kanyuka, accompagné du maire de Goma, Julien Katembo Ndalieni. Ensemble, ils ont partagé ce moment de recueillement aux côtés des fidèles de cette église, dite des Wazalendo, après deux années de silence et de retrait.
Cette commémoration visait non seulement à rendre hommage aux victimes du carnage de 2023, mais également à lancer un appel à la paix, au pardon et à la cohésion sociale dans une ville profondément marquée par des années de crise.
« Ce geste de solidarité de la part des autorités traduit une volonté d’ouverture et de compassion envers tous les citoyens, quelles que soient leurs convictions religieuses », a confié un fidèle présent à la cérémonie.
L’événement s’est déroulé dans le calme, sous le regard attentif d’une population nombreuse, venue marquer cette date douloureuse tout en exprimant l’espoir d’une justice véritable et d’une paix durable.
Victor Muhindo
Goma : La mairie déclare la guerre aux marchés pirates installés le long des artères principales
La mairie de Goma intensifie sa campagne d’assainissement urbain en s’attaquant aux marchés pirates installés anarchiquement le long des grandes artères de la ville. Dans une déclaration faite ce week-end, le maire adjoint Désiré Ngabo Kisuba a annoncé l’interdiction formelle de toute activité commerciale sur les chaussées et trottoirs, appelant les vendeurs à regagner les marchés officiels.
Selon lui, la prolifération des étalages sur les routes principales expose les commerçants et les passants à de graves risques d’accidents. « Il est inacceptable de vendre sur la chaussée alors que les marchés, notamment celui de Kahembe, sont à moitié vides. Il y a de la place pour tout le monde dans les espaces prévus à cet effet », a-t-il insisté.
La mairie déplore le fait que malgré les campagnes de sensibilisation, de nombreux vendeurs préfèrent occuper les abords des routes, obstruant ainsi la circulation et nuisant à l’esthétique de la ville.
Des mesures de répression sont prévues pour ceux qui refuseraient de se conformer à cette décision. Des descentes sont d’ores et déjà programmées pour libérer les espaces publics.
Par cette action, l’administration municipale veut restaurer l’ordre urbain, garantir la sécurité des citoyens et redonner à Goma une image digne d’une ville moderne et bien organisée.
Victor Muhindo
Goma : La mairie ordonne la démolition des constructions anarchiques à Mabanga Sud
La mairie de Goma a annoncé, ce samedi 23 août 2025, la démolition imminente des constructions érigées de manière anarchique sur l’avenue Circulaire, dans le quartier Mabanga Sud, notamment au camp Katindo. Cette décision a été communiquée à la population lors des travaux communautaires de salongo, en présence du maire Julien Katembo Ndalieni et de son adjoint Désiré Ngabo Kisuba.
Depuis plusieurs mois, la capitale du Nord-Kivu fait face à une multiplication de constructions non réglementées, souvent le long des voies principales et secondaires. Ces bâtisses illégales perturbent la circulation, compliquent les interventions sécuritaires et posent de graves problèmes d’ordre public.
« Il n’est pas normal de construire là où cela est interdit. Ici, au camp Katindo, vous avez érigé des maisons en violation des normes urbanistiques. Pour votre propre bien, vous avez l’obligation de les démolir afin que chacun puisse circuler librement », a martelé Désiré Ngabo, sous l’administration actuelle de l’AFC-M23.
Victor Muhindo
Nord-Kivu : le Dr Janvier Kubuya a été réhabilité à la tête de la Division Provinciale de la Santé
Suspendu depuis octobre 2023, le docteur Janvier Kubuya Bonane avait officiellement repris ses fonctions de chef de division provinciale de la santé du Nord-Kivu depuis janvier 2024 ; soit deux mois plus tard. Cette réhabilitation a été notifiée le 24 janvier 2024 par le Secrétaire Général du ministère de la santé publique, hygiène et prévention le Dr Yuma Ramazani Sylvain dans sa lettre N°MS.1252/10/CO/HKS/CMM/ATA/014/YRS/2014.
Dans ce document consulté ce 23 août, le Secrétaire Général décide de classer le dossier sans suite en raison de « l’insuffisance de preuves » conformément aux dispositions de l’Article 8 de l’Ordonnance n°082-031 du 19 mars 1982 portant Règlement d’Administration relatif au régime disciplinaire et aux voies de recours du personnel de Carrière des Services Publics de l’Etat.
De retour à son poste, le Dr Kubuya avait exprimé sa satisfaction :
« Je prends acte de cette décision qui rétablit la vérité. Je remercie les autorités pour l’objectivité qui les caractérise et conseille les collègues à travailler en vue de la consolidation de l’équipe », a-t-il déclaré.
Pour rappel, le Dr Kubuya et ses collègues avaient été suspendus en octobre 2023 sur base d’accusations de détournement de fonds publics et d’insubordination. Après les conclusions des enquêtes, il a été établi que les accusations portées contre cette équipe n’étaient pas fondées.
Aujourd’hui.
Nzulo : d’un village disputé à un quartier résidentiel en devenir, grâce aux efforts de BBA Construction
Le village de Nzulo, situé en périphérie de Goma, connaît aujourd’hui une profonde mutation. Jadis marqué par un bras de fer judiciaire entre les communautés locales et l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), gestionnaire du Parc national des Virunga, Nzulo se transforme progressivement en un quartier résidentiel structuré et convoité.
Après la décision de justice rendue en faveur des populations locales, le rêve de développement a commencé à prendre forme, porté notamment par l’entreprise BBA Construction. Cette société s’impose désormais comme un acteur clé de cette transformation, en traçant des routes, en améliorant l’accessibilité et en lançant plusieurs projets d’aménagement urbain.
Selon des sources locales, BBA ne se limite pas à l’urbanisation. L’entreprise projette également d’implanter des infrastructures d’intérêt communautaire : écoles, centre de santé, bornes d’eau potable… Une stratégie à long terme qui vise à faire de Nzulo un modèle de développement local, loin de l’image de village marginalisé qu’il portait autrefois.
Cette dynamique commence déjà à porter ses fruits. De plus en plus de familles et d’investisseurs manifestent leur intérêt pour acquérir des terres à Nzulo, encouragés par la stabilité foncière nouvellement acquise et par la vision d’avenir défendue par BBA Construction.
Si les autorités locales saluent ce regain d’activité économique, les acteurs de la société civile appellent toutefois à une vigilance accrue, afin que le développement de Nzulo ne se fasse pas au détriment de l’environnement.
Nzulo apparaît ainsi comme un symbole des enjeux croisés entre justice foncière, urbanisation et développement durable. Un dossier à suivre de près, tant pour les opportunités qu’il offre que pour les défis qu’il soulève.
Victor Muhindo
RDC-Processus de Doha : le gouvernement et l’AFC/M23 affichent leur volonté de reprise des pourparlers
Après plusieurs semaines de silence et de tensions persistantes, le gouvernement congolais et le mouvement politico-militaire AFC/M23 viennent de publier séparément des communiqués quasi similaires, réaffirmant leur attachement au processus de Doha, initié sous médiation qatarie pour tenter de ramener la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Ces déclarations marquent un tournant diplomatique important, alors que les discussions étaient au point mort en raison du non-respect de certaines mesures de confiance, notamment la libération des prisonniers politiques, le cessez-le-feu effectif et l’arrêt des hostilités dans les zones occupées.
Kinshasa annonce la reprise prochaine des pourparlers directs, dans l’objectif de raviver l’élan de paix et de construire un dialogue durable avec les groupes armés impliqués, principalement l’AFC/M23.
De son côté, le mouvement politico-militaire, qui contrôle actuellement plusieurs villes stratégiques comme Goma, Bukavu, Rubaya, Kipese et une large partie du Nord et du Sud-Kivu, conditionne sa participation au prochain round de négociations par l’application stricte de l’accord sur les principes signé lors des précédents pourparlers.
Selon l’AFC/M23, sans la mise en œuvre préalable de ces engagements qu’il considère comme les fondements mêmes du dialogue ,le processus de Doha risque de s’enliser une nouvelle fois.
Cette dynamique récente révèle une fenêtre d’opportunité fragile mais réelle pour une désescalade politique et militaire, à condition que les deux parties montrent une volonté sincère de compromis et que la communauté internationale soutienne activement les mécanismes de suivi et de mise en œuvre des engagements pris.
La paix en RDC, particulièrement dans sa partie orientale, dépend aujourd’hui de la capacité des acteurs à traduire les intentions affichées en actes concrets, dans l’intérêt des populations meurtries par des années de conflit.
Victor Muhindo
Goma : Le mouvement Rastafari s’engage pour une ville plus propre, la mairie salue l’initiative
Dans un élan de citoyenneté active, les membres du mouvement Rastafari de Goma ont décidé de s’impliquer dans les efforts d’assainissement de la ville. Portés par un esprit de solidarité et de responsabilité, ils ont annoncé leur engagement à accompagner la mairie dans sa mission de rendre Goma plus propre et agréable à vivre.
Ces derniers disent s’investir dans les travaux communautaires de leur propre gré sans en etre obligé, dont le seul objectif est de rendre propre la ville de Goma, qui est la leur. Pour la cause ils se sont rassamblé en plein centre ville pour deboucher le collecteur qui mener de l’eau vers le lac passant derriere la BCC au niveau du rond point BDGL.
« c’est pas la premiere fois que nous nous investissons sur un lieu pour degager des caniveaux, partout dans la ville nous le faisons de notre propre volonté. Le mouvement Rasta prone la paix le vivre ensemble mais aussi la propreté avant tout. Goma c’est chez nous et ilny aura person’e d’autre qui viendra la rendre propre si c’est pas nous, raison pour laquelle nous Mouvement Rasta fari prechons par des exemples.» a déclaré Kambale Muhangura, l’un des enseignants du mouvement Rastafari dans la ville de Goma.
Cette initiative a été saluée par la mairie, par la voix du maire adjoint, Désiré Ngabo Kisuba, qui a exprimé sa satisfaction de voir des groupes citoyens se mobiliser pour le bien collectif. Il a tenu à féliciter les Rastafari pour leur sens élevé de civisme et leur volonté de contribuer à la construction d’une ville modèle.
‹‹Toute action allant dans le sens de l’assainissement, du développement et du vivre-ensemble est la bienvenue. Nous sommes prêts à soutenir les Rastafari dans leur démarche, et nous appelons la population à s’en inspirer », a indiqué le maire adjoint.
Dans une ville confrontée à de nombreux défis environnementaux et sociaux, cette démarche est perçue comme un signal fort de l’implication de la jeunesse et des mouvements culturels dans le développement local.
Les Rastafari, souvent perçus uniquement à travers leur apparence ou leur musique, démontrent ici qu’ils sont aussi des acteurs de changement, engagés pour une société plus propre, plus juste et plus solidaire.
La mairie promet de faciliter l’encadrement et le soutien logistique aux actions concrètes qui seront menées sur le terrain.
Victor Muhindo
Kinshasa : L’apôtre Promesse Lusombo dénonce des menaces de mort après sa rupture avec le prophète Mulindwa Jules
Accusé de dérives spirituelles, le leader de la Cité de Refuge est au cœur d’une polémique mêlant religion, influence et insécurité.
Une crise interne secoue l’Église « Cité de Refuge », dirigée par le prophète Mulindwa Jules. Plusieurs apôtres, ayant récemment pris leurs distances avec ce leader spirituel, affirment faire face à une vague de menaces, d’intimidations et de violences, après avoir dénoncé publiquement ce qu’ils qualifient de « messages diaboliques ».
Parmi les figures ciblées, l’apôtre Promesse Lusombo, responsable de l’Église communautaire Les Justifiés de Dieu, est aujourd’hui contraint de vivre dans la clandestinité. Il affirme que son lieu de culte a été vandalisé, que certains de ses collaborateurs ont été enlevés, et qu’il craint désormais pour sa vie.
« J’ai choisi de dénoncer des pratiques contraires à l’Évangile. Depuis, ma vie est devenue un combat pour survivre », a-t-il confié.
L’apôtre Promesse dénonce également l’enlèvement de plusieurs de ses diacres, qui auraient subi des actes de torture, selon lui, infligés par des militaires supposément envoyés à son église par le prophète Mulindwa Jules.
Les anciens collaborateurs de la « Cité de Refuge » accusent ce dernier d’utiliser son influence pour faire arrêter les dissidents, avec la complicité présumée de certaines autorités locales.
De son côté, l’Église « Cité de Refuge » n’a toujours pas réagi à ces accusations. Malgré nos multiples sollicitations, aucun commentaire officiel n’a été fourni.
Cette affaire soulève de nombreuses questions sur la liberté de conscience, la protection des leaders religieux dissidents, et l’influence croissante de certaines figures religieuses dans l’espace public congolais.
L’apôtre Promesse lance un appel à l’intervention urgente des autorités compétentes pour assurer sa sécurité.
Victor Muhindo
RDC : Menacé de mort après ses révélations : Didier Batumike accuse le Pasteur Jules Mulindwa
Didier Batumike, ancien membre de l’Église « Lumière » aussi appelée « Cité de Refuge », dénonce des menaces de mort dont il est victime après avoir confessé publiquement les pratiques qu’il qualifie de mensongères au sein de cette congrégation dirigée par le pasteur Jules Mulindwa.
PSe disant en danger, il appelle les autorités congolaises à garantir sa sécurité, alors que le pasteur Mulindwa vient d’être condamné dans une autre affaire par la justice à Kisangani.
Le serviteur de Dieu Didier Batumike tire la sonnette d’alarme. L’ancien fidèle de l’église « Lumière », aussi connue sous le nom de « Cité de Refuge », affirme être la cible de graves menaces de mort après avoir publiquement dénoncé ce qu’il qualifie d’escroquerie spirituelle orchestrée par le pasteur Jules Mulindwa.
Lors d’un culte organisé le dimanche 25 mai 2025 au sein de l’église Centre Emanuelle, Didier Batumike a partagé un témoignage troublant : « Tout ce que nous faisions dans cette église était basé sur le mensonge. Il n’y avait rien de vrai dans les messages que nous transmettions aux fidèles », a-t-il confessé devant l’assemblée. Il déclare que certaines prophéties étaient fabriquées de toutes pièces dans le but de manipuler les croyants et les maintenir sous emprise.
Cette prise de parole lui aurait valu une série de menaces venant, selon lui, d’hommes liés aux services de sécurité de Moanda, supposément proches du pasteur Jules Mulindwa.
« Depuis cette confession, je vis dans la peur. Des personnes m’ont promis la mort. Certaines menaces viennent d’agents de sécurité corrompus par Mulindwa. Je demande la protection des autorités », implore Didier Batumike, désormais contraint de se cacher.
Ces révélations interviennent dans un climat déjà tendu, alors que le pasteur Jules Mulindwa vient d’être condamné à 12 mois de servitude pénale par le Tribunal de paix de Kisangani-Makiso. Il devra également verser 50 000 dollars américains de dommages et intérêts, reconnu coupable d’imputation dommageable dans une autre affaire.
Didier Batumike affirme agir par conscience et par souci de vérité, dans l’espoir de « sauver des âmes égarées dans cette croyance qui les aveugle et les isole de leurs proches ». Il appelle les autorités et la société civile à agir pour protéger ceux qui osent parler au nom de la vérité.
Goma: Ngezayo réclame Cap Kivu, un bras de fer foncier aux allures politiques
Ngezayo, désormais proche du M23, tente de s’emparer de l’hôtel Cap Kivu de Musanganya à Goma, prétextant qu’il serait érigé sur la concession « Dumez », une propriété autrefois attribuée à la RVA mais aujourd’hui revendiquée par la famille Ngezayo.
Assassinat de Ngezayo : une tragédie, oui… mais teintée de nombreux mensonges, hélas !
Nous avons pris connaissance du dernier communiqué de la famille Ngezayo. Une famille meurtrie, inconsolable, qui mérite toute notre compassion. Mais dans ce communiqué, comme depuis bientôt vingt ans, persistent des dénis de vérité qu’il convient de relever. Car, aussi profonde soit la douleur, la falsification des faits peut engendrer d’autres tragédies.
S’agissant de l’assassinat de notre aîné Simba Ngezayo : si pour le patriarche Prigogine les enquêtes n’ont jamais été élucidées, il en va autrement. Grâce au professionnalisme du colonel Job de la police, l’enquête sur la mort de Simba a connu des avancées rapides. Les auteurs du crime ont été identifiés, le mobile aussi, il s’agissait d’une parcelle à Bujovu, non loin de Munigi. La justice a suivi son cours : au Rwanda, madame Médiatrice et son frère ont été condamnés, et en RDC, Sankara ainsi que d’autres auteurs ont été arrêtés et sont encore en prison à ce jour.
Certes, de nombreuses personnes innocentes ont été interpellées (plus de 150) dont certaines sont décédées en détention, à l’instar du notable Eliab, ancien chef du cadastre de Goma. Malgré ces tragédies collatérales, justice a été rendue, Dieu merci.
Si Albert Ngezayo détient une autre vérité, pourquoi ne l’a-t-il jamais déposée à l’auditorat militaire de Kinshasa ? Était-il présent à toutes les audiences ? Était-il représenté comme partie civile ? Ses avocats eux-mêmes ont salué la condamnation de madame Médiatrice par la justice rwandaise. Pourquoi remettre aujourd’hui en cause une décision qu’ils avaient validée ?
En ce qui concerne Mzee Prigogine, rappelons que l’affaire est même allée jusqu’en Belgique. Et si la justice belge (celle d’un pays où il détenait la nationalité) n’a jamais ouvert de dossier, c’est bien parce qu’il n’y avait pas de matière à poursuite. Ni le ministre Julien Paluku, ni le propriétaire de l’hôtel Cap Kivu n’ont jamais eu de litige ou de procès direct avec la famille Ngezayo. Aucun élément ne peut les lier à un mobile criminel.
Par ailleurs, l’hôtel Cap Kivu n’a jamais fait partie de la concession Dumez, que se disputaient jadis la RVA et la famille Ngezayo. Aujourd’hui, cette concession est légalement attribuée à la RVA, et plusieurs familles y vivent paisiblement. Sont-elles toutes complices d’un assassinat vieux de 17 ans ?
Si la justice congolaise est corrompue, que dire alors de celle de la Belgique, qui n’a rien retenu dans ce dossier ?
« Nous pardonnons à tous. Mon mari était innocent, tout le monde le savait. Il a payé le prix du conflit autour de l’hôtel Karibu. Mais, en tant que chrétienne, moi et mes enfants refusons de nous inscrire dans un cycle de vengeance qui ne fera qu’endeuiller davantage. Nous avons choisi de pardonner et d’oublier. »
Aujourd’hui, Mzee est de retour à Goma, sous la protection des nouveaux maîtres de la ville. Il bénéficie d’un rapport de force en sa faveur, et malheureusement, il semble vouloir s’en servir pour régler des comptes… à tort, contre de simples innocents.
Je voudrais conclure en reprenant les mots de la veuve d’Eliab, mort injustement en prison dans le dossier de Simba, bien qu’il fût totalement innocent :
Paix aux âmes de tous ceux qui sont morts dans cette saga sans fin.
Mbaje Innocent, fils de Goma
Sport : Yannick Manda bientôt sur le ring en Ouganda
Après avoir représenté la ville de Goma sur la scène internationale, c’est désormais officiel : le boxeur congolais Yannick Manda, originaire du Nord-Kivu, affrontera Shafic Kiwanuka en Ouganda. Le combat se tiendra à Kampala le 3 mai 2025.
Avec ses 105 kg, Yannick Manda est prêt à monter sur le ring pour un gala de boxe qui se déroulera au stade Hamz en Ouganda. Selon les organisateurs, cet événement sera placé sous le signe de la paix dans l’Est de la RDC. Ce combat est présenté comme l’affiche vedette de l’année 2025 dans la région des Grands Lacs, certains allant même jusqu’à le qualifier de « combat du siècle »
Son adversaire, Shafic Kiwanuka, est l’un des poids lourds les plus redoutés de l’Ouganda. Il connaît bien Yannick Manda, qui fait son retour sur le ring après un combat controversé contre Hidson Muhimuzi. Cette fois, le boxeur congolais entend frapper fort pour hisser haut les couleurs de son pays.
Dans une interview accordée à Kivuactualité.news, Yannick Manda a affiché sa détermination :
« Nous sommes en pleine préparation pour ce combat vedette, et tout se passe bien. Je crois que mon adversaire ne tiendra même pas deux rounds, quelle que soit la situation dans l’Est du pays. »
Après son combat en Ouganda, Yannick Manda se rendra à Kinshasa pour affronter Issa Kayembe, champion poids lourd de la capitale congolaise. Ensuite, il entamera une tournée en Europe en vue du classement des meilleurs poids lourds africains, à l’image de son compatriote Martin Bakole.
Par Ricardo Olenga
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Sud-kivu: 11 morts et 65 blessés après explosion d’un engin explosif à Bukavu
La ville de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, a été secouée par un attentat à la bombe ce jeudi 27 février 2025, survenu peu après un meeting populaire organisé à la place du 24. Selon un bilan provisoire, 11 personnes ont perdu la vie et 65 autres ont été blessées, dont 4 grièvement.
L’explosion a semé la panique parmi la population, créant une situation de chaos dans la ville. Des témoins sur place décrivent une scène d’horreur avec des corps ensanglantés, des cris de détresse et un mouvement de foule tentant de fuir les lieux.
L’attentat a immédiatement suscité des réactions au sein des groupes présents dans la région. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le mouvement M23/AFC, qui contrôle actuellement la ville, a condamné fermement l’attaque, la qualifiant de crime contre l’humanité.
« L’AFC/M23 présente ses profondes et sincères condoléances à la population de Bukavu suite à cet attentat terroriste perpétré à la place du 24. »
a déclaré Lawrence Kanyuka, point focal communication du M23/AFC.
Quelques heures après l’explosion, les autorités locales ont annoncé l’arrestation d’un suspect présumé impliqué dans l’attentat. Délion Kimbulungu, responsable sécuritaire, a confirmé l’interpellation :
« L’un des poseurs de bombes a été appréhendé à la place du 24 par nos services de sécurité. Une bombe enveloppée dans une chaussette a également été interceptée. »
Cette arrestation pourrait permettre d’obtenir plus d’informations sur les motivations et les commanditaires de cette attaque meurtrière.
Corneille Nangaa parle d’un crime contre l’humanité
Lors d’un point de presse organisé dans l’après-midi, Corneille Nangaa, figure politique associée au M23/AFC, a exprimé sa profonde colère face à l’attentat.
« C’est avec une grande tristesse et une profonde colère que nous dénonçons cet attentat qui a coûté la vie à plusieurs victimes. Il ne s’agit pas d’un acte terroriste, mais d’un véritable crime contre l’humanité. »
Il a également appelé à des enquêtes approfondies pour identifier les auteurs de cet acte et éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.
L’attentat de ce jeudi 27 février a plongé Bukavu dans une atmosphère de peur et d’incertitude. Dans plusieurs quartiers, des habitants ont préféré se barricader chez eux, craignant de nouvelles attaques. À la place de l’Indépendance, les images de l’explosion circulent massivement sur les réseaux sociaux, alimentant l’émotion et l’inquiétude.
Les autorités locales et les forces de sécurité appellent la population au calme tout en renforçant les dispositifs de surveillance dans les endroits stratégiques de la ville.
Cet attentat survient dans un contexte déjà tendu, marqué par des affrontements et des revendications politiques dans l’Est de la RDC. Alors que la population pleure ses morts, des questions persistent sur les réelles motivations de cette attaque et sur l’avenir sécuritaire de Bukavu, une ville déjà fragilisée par l’instabilité dans la région.
La rédaction
Guerre à l’Est : Joseph Kabila tout feu tout flamme face à l’Afrique du Sud et pointe du doigt le régime tyrannique en RDC
Le sénateur à vie et ancien président congolais, Joseph Kabila Kabange, vient de mettre en garde l’Afrique du Sud contre sa présence militaire en République démocratique du Congo.
Ce dernier a appelé à prendre en compte les causes profondes du conflit qui submerge la partie Est, dans une tribune publiée ce dimanche 23 février 2025 par The Sunday Times, l’un des principaux journaux sud-africains.
Cependant, l’ancien président Joseph Kabila se pose la question de l’implication de Pretoria, qui déploie des troupes sous mandat de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). « Le monde observe pour savoir si l’Afrique du Sud, connue pour son humanisme et ses valeurs, continuera à envoyer des troupes pour soutenir un régime tyrannique et combattre les aspirations du peuple congolais », écrit-il.
D’après le sénateur Joseph Kabila, la SADC se trompe en privilégiant une approche strictement militaire face à une crise dont les racines sont politiques, sociales et institutionnelles. Il ajoute que « la persistance de la mauvaise gouvernance en RDC conduira inévitablement à de nouvelles vagues de troubles politiques, d’insécurité et de conflits armés », avertit l’ancien président Joseph Kabila Kabange.
Notons que cette tribune intervient alors que le mouvement M23/AFC poursuit sa marche victorieuse dans l’Est de la RDC et que Kinshasa réclame des sanctions renforcées contre Kigali.
Ricardo Olenga / Goma
Crise sécuritaire à l’Est de la RDC: la diaspora congolaise du Canada hausse le ton
Face à l’avancée du M23/AFC dans l’Est de la RDC, la commission d’urgence de la diaspora congolaise vivant au Canada en Amérique exprime son indignation face à l’insécurité qui prévaut actuellement au Nord-Kivu et au Sud-Kivu dans la partie Est de la République Démocratique du Congo.
Ce Jeudi 13 février 2025, à Ottawa, la communauté congolaise du Canada a dénoncé ce qu’elle qualifie de génocide orchestré par les militaires rwandais à Goma et dans l’ensemble du Nord-Kivu.
Ferdinand Paluku, fondateur de l’Union de la Jeunesse Congolaise d’Ottawa, a réaffirmé sa position en déclarant : « Le kinyarwanda n’est pas une langue congolaise parlée à l’Est du pays. »

Par ailleurs, Ytteve Yende, présidente de la Communauté Congolaise d’Ottawa-Gatineau (CCC-OG), ainsi que Heri Kabungulu, président de Shirika la Kivu au Canada (SLK), participent activement à une initiative visant à soutenir les FARDC et les Wazalendo dans les zones sous occupation rebelle.
Pendant ce temps, après la chute de Goma le 27 janvier dernier, c’est la ville de Bukavu, au Sud-Kivu, qui est tombée sous le contrôle du M23/AFC ce vendredi 14 février 2025 à 16h45.
Par Ricardo Olenga
Crise sécuritaire à l’Est de la RDC: L’ECC et la CENCO en discussion avec le M23 à Goma
Dans le cadre du Forum national pour la cohésion et la paix, réunissant société civile et acteurs politiques en République Démocratique du Congo, une délégation d’évêques de l’Église du Christ au Congo (ECC) et de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) s’est rendue à Goma ce Mercredi 12 février pour échanger avec les dirigeants du M23/AFC à l’hôtel Serena.
Après quatre heures de discussions à huis clos, le porte-parole de l’ECC, Éric Nsenga, s’est exprimé devant la presse : « Je suis heureux de l’accueil du régime en place ici à Goma, car nous sommes venus palper du doigt la réalité du terrain afin de tirer au clair cette question et œuvrer pour une paix durable », a-t-il déclaré.
Après cette étape à Kinshasa, où la délégation avait rencontré le président Félix Tshisekedi Tshilombo le week-end dernier, les représentants religieux comptent poursuivre leur mission dans d’autres pays d’Afrique afin de concrétiser les efforts de paix dans la région des Grands Lacs, ont-ils souligné
Par Ricardo Olenga
Agression du Rwanda en RDC : « Je demande la sagesse de Carly Nzanzu Kasivita » Poème du Journaliste Enoch David Aluta)
Oui, en cette période où la partie Est de la République Démocratique du Congo est menacée par une invasion rwandaise,
Je demande la sagesse de Carly Nzanzu Kasivita,
Et j’exige la force et l’intelligence de Julien Paluku Kahongya.
La guerre n’est pas une solution,
Elle fait couler du sang,
Elle laisse des victimes,
Et enrichit d’autres.
Je demande la sagesse de Carly Nzanzu Kasivita,
La bravoure de Muhindo Nzangi Butondo,
Et la détermination de Jonas Kasimba.
Car si le sang qui coule à Goma, Beni, Butembo, Masisi, Lubero, Nyiragongo et dans tout l’Est était blanc,
Alors, cette communauté internationale – dont on ne connaît ni le père ni la mère –
Se vengerait déjà contre moi, la RDC.
Oui, je sais qui se cache derrière cette guerre qui ravage le Nord-Kivu,
Je vois cette violence,
Mais où crier ma douleur pour que le monde m’écoute ?
Facebook ? Blanc.
Instagram ? Blanc.
TikTok ? Blanc.
WhatsApp ? Fake News.
Tout semble verrouillé…
Mais moi, je persiste :
Je demande la sagesse de Carly Nzanzu Kasivita.
Hommage aux plumes engagées
Je salue la performance de ceux qui écrivent et informent,
Ceux qui refusent de se taire malgré la peur, malgré les menaces.
Rodriguez Katsuva, Samy Mufpuni, F. Mahamba, Wassy Kambale, Merci Kiro, Jacques Kyanga, Freddy Tendilonge, Steve Wembi, Zachée Mathina, Benjamin Babunga, Ass. Jospin Hangi, Ass. Daniel Mpeza Mihigo, Ass. Innocent Buchu, Ass. Assumani Amadha, Amiral Senghore, Josué Bulofpu, Byobe Malenga, David Kasi, David Lupemba, Christine Mukongoma, Jovial Eliaser, Dodo Mathe, Richard Muhima, Tuver Wundi, Rosalie Zawadi, Valéry Mukosasenge, Cosmas Kakole, Saint-Janvier Zihalirwa, Gloiredo Ngise, Merveil Kiro, Glody Murhabazi, Ben Muhima, Ronely Ntibonera, Freddy Ruvunangiza, Stani Bujakera, Trésor Kibangula, Lébon Kasamira, Ruth Alonga, Liliane Safi, Charly Kasereka, CT Yassin Nday, Victoire Muhindo, Victoire Muliwavyo, Frederick Feruzi, Claude Baguma, Prof. Georges Wawa, CT Aimé Butotima…
À vous tous, forts en écriture,
Je vous demande aussi la sagesse de Carly Nzanzu Kasivita.
Nord-Kivu, terre d’or et de sang
Le Nord-Kivu, cette mine d’or de la RDC, mérite respect et considération de la part du gouvernement.
Un avenir est possible,
Mais en attendant, je demande la sagesse de Carly Nzanzu Kasivita.
Les rebelles du M23 occupent encore nos terres,
Mais un jour, ils partiront !
Soyons unis,
Car la renaissance de notre province ne viendra que par nous-mêmes, Congolais.
Un appel à la paix
Je rends hommage au vieux sage Mbusa Nyamwisi,
Car un sage assis voit plus loin qu’un jeune debout.
Si ceux qui comprennent l’histoire s’impliquent,
Alors, il est temps de revenir à la paix.
Oui, il est temps.
Oui, il est urgent.
Oui, il est vital.
Ensemble, levons-nous pour le Nord-Kivu !
Et pour cela, encore et toujours,
Je demande la sagesse de Carly Nzanzu Kasivita.
Excuses aux personnes citées dans ce texte sans leur consentement. Il s’agit d’une forte personnification en théâtre.
Texte : Enoch David Aluta, Journaliste et Photographe.
Culture : À la clôture du Festival Amani, le groupe traditionnel Ubumwe Folk célèbre la richesse des danses congolaises
Ce dimanche 17 novembre, la 10ᵉ édition du Festival Amani s’est officiellement clôturée au village Ihusi, situé à Kituku, dans la ville de Goma, province du Nord-Kivu. Cet événement culturel majeur, qui promeut la paix et la cohésion sociale à travers les arts, a une fois de plus rassemblé un public nombreux venu célébrer la diversité artistique des Grands Lacs.
Lors de la deuxième et dernière journée du festival, le groupe traditionnel Ubumwe Folk a marqué les esprits avec une prestation vibrante, mettant en avant la richesse et la diversité des danses traditionnelles congolaises. Sur scène, les artistes ont mêlé grâce et énergie, transportant les spectateurs dans un voyage à travers les multiples cultures qui composent la mosaïque congolaise.

Cette démonstration artistique a également pris une dimension symbolique. À travers la danse, Ubumwe Folk a incarné un message de résilience et d’unité entre les communautés locales, soulignant ainsi le rôle de la culture comme vecteur de paix dans une région marquée par des conflits.
Outre Ubumwe Folk, plusieurs autres groupes culturels traditionnels ont également performé au Festival Amani, partageant un objectif commun : promouvoir l’harmonie sociale et la réconciliation à travers la musique et la danse.

En dix éditions, le Festival Amani s’est imposé comme un espace privilégié pour célébrer les talents locaux tout en rappelant l’importance de l’art comme moyen de surmonter les divisions. En cette année particulière, les performances comme celle d’Ubumwe Folk ont réaffirmé la puissance de la culture pour rapprocher les peuples.
Freddy Ruvunangiza
L’Université Polytechnique de Goma (UPG) lance les inscriptions pour l’année académique 2024-2025
Après une longue pause, l’Université Polytechnique de Goma (UPG) ouvre ses portes pour l’année académique 2024-2025. Sous l’égide de la Fondation AYOBANGIRA, cette institution universitaire revient avec une offre académique enrichie pour répondre aux besoins de formation des jeunes de la ville de Goma et de ses environs.
Le recteur de l’UPG a annoncé dans un communiqué que les inscriptions pour les anciens et nouveaux étudiants sont désormais ouvertes dans plusieurs facultés, notamment :
1. Faculté des Sciences de Développement :
Développement et Actions Humanitaires ;
Gestion de l’environnement.
2. Faculté des Sciences :
Pétrochimie ;
Géologie.
3. Faculté des Sciences Économiques :
Économie ;
Gestion financière.
4. Faculté de Management :
Management des organisations sociales ;
Management des Ressources Humaines ;
Communication et Développement ;
Démographie ;
Gestion informatique.
5. Faculté des Sciences Agronomiques et Environnement :
Chimie et industrie agricole ;
Gestion des ressources naturelles ;
Économie agricole ;
Planification régionale ;
Techniques rurales et gestion des entreprises de développement rural.
6. Faculté Polytechnique :
Réseaux et télécommunications ;
Génie civil ;
Génie électrique et mécanique.
7. École de Santé Publique :
Sciences infirmières ;
Laboratoire, Pédiatrie, Anesthésie, Kinésithérapie ;
Gestion des institutions de santé.
L’UPG met un accent particulier sur une formation pratique, sous l’adage « Peu de Théories, beaucoup de Pratiques », pour former des créateurs d’emploi plutôt que des chercheurs d’emploi.
Les inscriptions se font du lundi au vendredi, de 9h à 17h, et les cours seront dispensés en journée et en soirée. Les locaux de l’UPG sont situés à Lac-Vert, Avenue Nyarutsiru.
Pour toute information complémentaire, contactez le +243977831973 ou le +243994346665.
Nord-Kivu : l’ISESOD-Goma met sur le marché d’emploi 142 nouveaux diplômés
L’Institut Supérieur de l’Environnement Solidaire et de Développement Durable (ISESSOD) de Goma vient de lancer 142 nouveaux diplômés, dont 47 femmes, sur le marché de l’emploi en République Démocratique du Congo. Cette nouvelle promotion marque une amélioration notable en termes de participation féminine, comparée aux années précédentes. La cérémonie de clôture de l’année académique 2023-2024, couplée à la collation des grades académiques, a été l’occasion d’honorer ces lauréats.
À Goma, c’est la Conseillère du Gouverneur en matière d’éducation, Madame Prisca Luanda, qui a présidé la cérémonie de remise des diplômes, en présence de plusieurs acteurs clés du secteur éducatif de la province.
Dans son discours, Madame Luanda a salué les efforts du personnel de l’ISESSOD pour offrir une éducation de qualité aux étudiants, tout en les encourageant à jouer un rôle actif dans le développement de la province.
« Vous avez été formés pour être des innovateurs et des acteurs du changement. Le savoir et les compétences que vous avez acquis sont désormais vos atouts pour contribuer positivement à la société. En ce jour spécial, je vous assure que votre avenir est une toile blanche prête à être colorée par vos rêves et ambitions. Soyez les architectes de votre réussite, les bâtisseurs de votre bonheur et les agents de changement que vous souhaitez devenir », a déclaré Prisca Luanda.

De son côté, le Recteur de l’institution, le professeur Erasme Milando, a insisté sur l’importance du système pédagogique innovant de l’ISESSOD, basé sur le concept « Enseigner autrement ». Selon lui, ce système place l’étudiant au centre de sa formation, en tant qu’acteur principal, avec l’enseignant jouant un rôle d’accompagnateur. Il a également souligné l’accent mis sur la pratique, un facteur clé du succès des lauréats.
Erasme Milando s’est dit particulièrement satisfait des résultats obtenus cette année, notamment dans le domaine des réseaux informatiques, où plusieurs étudiants ont été sollicités par des entreprises avant même la fin de leurs études.
« Nous sommes satisfaits de la qualité de la formation que nous offrons à nos étudiants. Ce que vous devez comprendre ici, c’est que la qualité prime. Même dans les auditoires de 5 ou 3 étudiants, ils ont reçu une formation de haut niveau », s’est-il félicité.

Le Recteur a profité de l’occasion pour encourager les nouveaux étudiants de Goma et des environs à s’inscrire à l’ISESSOD afin de bénéficier d’une formation de qualité. Il a également annoncé l’avancée des travaux de construction d’un nouveau bâtiment destiné à accueillir de futurs auditoires.
Les lauréats, quant à eux, ont exprimé leur gratitude envers le corps académique pour la qualité de la formation reçue et ont promis de représenter positivement l’image de l’ISESSOD dans le monde professionnel.

Il convient de noter que la cérémonie, qui s’est tenue dans les enceintes de l’ISESSOD, s’est terminée par un échange de vœux entre les lauréats et le corps académique.
Freddy Ruvunangiza
Journée mondiale de l’aide humanitaire : AIDES apporte un soutien vital à plus de 20 000 ménages déplacés au Nord-Kivu
Le 19 août de chaque année, le monde entier célèbre la Journée mondiale de l’aide humanitaire, une occasion de mettre en lumière les sacrifices et les efforts des travailleurs humanitaires. Au Nord-Kivu, c’est le gouverneur de la province, le Général-major Peter Chirimwami Nkuba, qui a officiellement lancé les activités de cette journée.
Devant les acteurs humanitaires, Peter Chirimwami a rendu hommage à leurs efforts visant à porter assistance aux personnes dans le besoin. Il a également réitéré l’engagement ferme du gouvernement à permettre aux personnes déplacées de regagner leurs milieux d’origine.
À l’esplanade de l’ISC, l’ONG Actions et Interventions pour le Développement et l’Encadrement Social (AIDES) s’est distinguée en occupant la première position avec son stand d’exposition, attirant l’attention des autorités compétentes et d’un large public.
Selon M. Mbiyavanga Milonga, coordinateur des projets au sein d’AIDES, malgré les succès obtenus, de nombreux défis, notamment en matière de sécurité et de financement, continuent de freiner la mise en œuvre des projets.
« Le défi le plus important est financier, car les besoins sont bien plus nombreux que les ressources disponibles. Nous ne pouvons pas combler tous les besoins identifiés auprès des personnes déplacées faute de moyens », a-t-il déploré.
Il a ajouté : « En tant qu’AIDES, nous intervenons dans plusieurs domaines de l’aide humanitaire, notamment en fournissant des abris et des articles ménagers essentiels, ainsi qu’en organisant et en gérant des sites pour les personnes déplacées. »
M. Mulongo a ensuite appelé les autorités à agir pour assurer la sécurité des humanitaires afin qu’ils puissent accomplir leur mission d’apporter assistance aux plus vulnérables.

Il a également expliqué qu’au moins 20 300 ménages de déplacés de guerre ont reçu des abris d’urgence grâce aux interventions d’AIDES depuis la résurgence de la rébellion du M23.
La violence persistante et l’insécurité au Nord-Kivu ont détruit les bases de la cohésion sociale et de la paix, ravageant écoles et centres de santé, privant des milliers d’enfants d’éducation et des communautés de soins médicaux. Selon le Bureau de coordination des Nations unies aux affaires humanitaires (OCHA), au premier semestre 2024, environ 7,3 millions de personnes étaient déplacées en RDC, dont plus de 400 000 depuis décembre 2023. Les conditions de vie précaires favorisent la violence sexuelle, la prostitution comme moyen de survie, et la propagation rapide d’épidémies telles que le choléra, la rougeole et la variole simienne.

Il convient de noter que le thème de la Journée mondiale de l’aide humanitaire 2024 est « Agir pour l’humanité », un appel clair à l’action.
Freddy Ruvunangiza
La Société Civile du Nord-Kivu dénonce des manœuvres de désinformation d’un prétendu titre d’ « ambassadeur de la paix » au Maire de Goma Contesté
Dans un communiqué de presse publié le 19 août 2024, la Coordination Provinciale de la Société Civile Forces Vives du Nord-Kivu a vigoureusement dénoncé la désinformation selon laquelle elle aurait octroyé au Maire de la Ville de Goma un titre honorifique d’Ambassadeur de la paix.
Selon le communiqué, cette attribution serait fondée sur des motifs « illégitimes et hypocrites », dans un contexte où la ville de Goma est toujours en proie à une insécurité grandissante.
La Société Civile a clarifié qu’elle n’est ni proche ni éloignée de cette décision, la qualifiant d’« aventure sadique » visant à faussement créditer le Maire pour une paix et une sécurité prétendument assurées à Goma. Ce dernier étant une ville qui continue de vivre sous une forte menace sécuritaire.
En revanche, la Coordination Provinciale réitère son appel à une mobilisation générale de toutes les parties prenantes pour la mise en œuvre du plan d’actions d’urgence adopté lors de la réunion mixte des Comités locaux de Sécurité des Communes de Goma, Karisimbi, et du Territoire de Nyiragongo, tenue du 23 au 24 avril 2024. Ce plan vise à restaurer la paix et la sécurité dans la ville et ses environs.
Enfin, la Société Civile appelle les autorités à rester vigilantes face aux individus qui, en quête de gains faciles, manipulent l’opinion publique à travers des flatteries qui détournent les responsables étatiques des véritables enjeux de la sécurité et du bien-être de la population.
Ce communiqué résonne comme un avertissement à tous ceux qui pourraient être tentés de jouer avec des symboles aussi importants que celui de la paix dans une région toujours en quête de stabilité.
Il est important de signaler que c’est depuis ce Samedi 17 août qu’une structure non reconnue dénommée « société civile interprovinciale » a décerné un prix d’ambassadeur de la paix au Maire de la ville de Goma, le commissaire supérieur principal, Faustin Kapend KAMAND, une façon pour elle, d’encourager ses efforts consentis pour la « restauration de la paix et la sécurité » en ville.
Freddy Ruvunangiza
Insécurité à Goma : encore un jeune homme tué par des hommes armés
La situation à Goma ne cesse de se détériorer. Cette nuit, vers 1h du matin, un jeune nommé Bel Ami a été abattu par des hommes armés dans le quartier Mabanga-Sud, avenue Amani en commune de Karisimbi.
Ce meurtre s’inscrit dans une vague de violence croissante qui a vu au moins 5 personnes tuées par balles en une semaine seulement. Les auteurs de ces actes sont toujours en fuite.
La société civile appelle désormais à la levée de l’état de siège, une mesure qu’elle juge inefficace face à cette insécurité croissante.
Sud-Kivu: Les députés nationaux d’Idjwi Akili Miruho et Théo Ngwabidje toujours absents, l’Inquiétude grandit deux Mois Après le début des Vacances Parlementaires
Depuis le début des vacances parlementaires le 15 juin 2024, les députés nationaux élus de la circonscription d’Idjwi notamment Théo Ngwabidje Kasi de l’UDPS et et son collègue Akili Miruho Prosper de l’AFDC sont restés absents de leur base, une question qui suscite trop d’inquiétudes dans le chef des électeurs.
Conformément au règlement intérieur de l’Assemblée nationale de la RDC, ces vacances doivent durer trois mois. Cependant, à la date du 13 août 2024, les députés concernés n’ont pas encore établi de contact possible avec la population pour faire un point sur leurs activités, recueillir les besoins et les problèmes prioritaires de leurs électeurs.
Cette situation suscite de vives critiques. De nombreux observateurs et citoyens appellent ces parlementaires à assumer leurs responsabilités.
« Ils ont été élus pour représenter la population à l’Assemblée nationale. Ils doivent revenir pour répondre à nos questions. Nous avons de nombreux problèmes qu’ils devraient aborder dans les institutions du pays, mais ils n’ont jamais pris la parole depuis leur départ pour Kinshasa, » s’interrogent les jeunes de la région.
Les critiques se font plus virulentes : « Ils avaient promis beaucoup de choses, mais rien n’a été réalisé. L’un se prétendait être Moïse d’Idjwi et l’autre jurait le respect de Muhavu, mais ils nous ont menti. Nous manquons de routes asphaltées, l’accès à l’eau potable est limité, la peste des petits ruminants décime nos chèvres, et ils restent silencieux. Nous sommes fatigués de leurs mensonges, et 2028 sera différent, » déplore un résident.
Même problème avec les députés provinciaux d’Idjwi, qui sont également en vacances parlementaires mais n’organisent aucune activité de rencontre avec la population.
La gestion de la province du Sud-Kivu est floue pour les électeurs, qui souhaiteraient comprendre les décisions prises et proposer des solutions aux problèmes locaux.
Depuis janvier 2024, aucune information n’a filtré sur les activités de ces élus, ni par leurs partisans, ni à travers les médias locaux, notamment dans la chefferie Rubenga. D’ailleurs Ngwabidje, réputé pour son orgueil, lui est arrivé même aux obsèques du Mwami de Kabare Désiré RUGEMANIZI2 mais n’a jamais foulé ses pieds sur l’île d’idjwi qui lui a récemment accordée sa confiance.
À partir du 15 septembre prochain, les députés nationaux devront rejoindre l’hémicycle pour une session essentiellement budgétaire.
La question demeure : Akili Miruho et son collègue Ngwabidje Kasi Theo seront-ils capables de visiter les 83 villages du territoire d’Idjwi d’ici là pour rencontrer la population et soumettre les rapports de leurs vacances parlementaires à la commission spéciale prévue à cet effet ?
Wait and see, disent les anglais,
C’est un dossier qui reste à suivre…
Nord-Kivu: de Kinshasa à Nyiragongo, Adèle Bazizane Maheshe affirme son engagement local avec des gestes concrets pour sa communauté
La députée nationale Adèle Bazizane Maheshe poursuit ses vacances parlementaires avec une forte implication locale à Nyiragongo (Nord-Kivu), son fief électoral. Depuis plusieurs jours dans la ville de Goma, elle a marqué son retour par une présence notable lors d’événements locaux.
Le dimanche 11 août 2024, l’élue, reconnue comme la meilleure députée aux législatives nationales de 2023, a répondu à l’invitation de l’Église Assemblée Chrétienne de Turunga. Cette rencontre avec plus de 2 500 fidèles, dont une grande partie l’avait soutenue lors des dernières élections, a été l’occasion pour Adèle Bazizane Maheshe de montrer son engagement. Connue pour son implication sociale, elle a honoré sa parole en offrant plusieurs sacs de ciment pour la construction du temple de Dieu. De plus, elle a contribué à l’achat d’une nouvelle parcelle pour l’église.
Le geste de la députée a été salué par le Révérend Pasteur de l’église, qui a exprimé sa joie de voir une élue nationale revenir pour faire le point sur ses actions réalisées à Kinshasa.
Dans son discours, Bazizane a exprimé sa profonde préoccupation concernant la situation sécuritaire dans l’est du pays et a appelé la population à continuer de faire confiance au président Félix Tshisekedi, engagé à restaurer la paix dans la région.
« Nous sommes convaincus que la paix est proche. Il est essentiel que nous parlions d’une seule voix et évitions de jouer le jeu de l’ennemi à Goma. Le président a commencé et a juré de restaurer la paix au Nord-Kivu coûte que coûte », a-t-elle déclaré.
Elle a ajouté :
« Tout le monde doit être vigilant et agir comme un agent de renseignement en fournissant des informations nécessaires à notre armée, qui pourra ensuite identifier et arrêter les ennemis pour qu’ils répondent de leurs actes devant les instances compétentes. La ville de Goma est infiltrée. »
Dans ses actions de plaidoyer, Bazizane a également rencontré le Gouverneur de la province du Nord-Kivu, le Général Major Peter Chirimwami Nkuba. Ils ont discuté de la situation sécuritaire actuelle dans le fief de l’élue.
Elle affirme avoir obtenu une réponse favorable de l’autorité provinciale, qui s’engage à mener un dialogue avec les jeunes de Nyiragongo pour trouver ensemble des solutions afin d’endiguer cette situation persistante.
Freddy Ruvunangiza
Tanganyika : Le Gouverneur impose une répression sévère contre l’opposition politique »
Le Gouverneur de la Province du Tanganyika, en République Démocratique du Congo, a lancé une campagne de répression contre l’opposition politique. M. Champollion Morisho, membre influent du parti LGD dirigé par l’honorable Matata Ponyo Mapon, a été arrêté sur ordre du Gouverneur simplement pour avoir critiqué la gestion de son administration.
Accusé d’outrage à l’autorité provinciale sans preuve tangible, Morisho a été arrêté et conduit menotté à la prison centrale, où il a subi des tortures sévères. Selon les dernières informations disponibles, il présente des douleurs au niveau des côtes gauches et a perdu deux dents à la suite des mauvais traitements infligés durant la nuit de mardi, vers 2 heures du matin, sur instructions directes du Gouverneur.
Nous avons contacté M. Johnson Ishara Butaragaza, un influent membre du LGD basé dans la province du Nord-Kivu, qui confirme que leur collègue est victime d’un acharnement politique. Il accuse l’actuel Gouverneur de Tanganyika d’imposer une politique de terreur dans la province.
Le LGD exige la libération immédiate et sans condition de M. Morisho.
Dossier à suivre…
Nord-Kivu : des Soldats des FARDC réclament le retour des Anciens Instructeurs pour un combat efficace contre l’ennemi
Les militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) basés à Sake, au Nord-Kivu, expriment leur profonde inquiétude concernant l’efficacité des instructeurs militaires actuels.
Dans une déclaration récente faite à la presse, ils ont réclamé le retour des anciens instructeurs qui les accompagnaient sur le champ de bataille.
Selon ces soldats qui ont requis l’anonymat, les nouveaux instructeurs français, qui sont censés les former et les accompagner, restent à leur villa sans participer activement aux opérations. Les soldats dénoncent cette situation, affirmant qu’ils ont besoin de braves instructeurs prêts à se battre à leurs côtés, et non de personnes « inactives » malgré leur rémunération.
Appel au Retour des Meilleurs Instructeurs
Les soldats exigent tout de même le retour des anciens instructeurs, tels que Capitaine Noël, Capitaine Christophe Capitaine Frank et le commandant Luc , qui partaient avec eux sur la ligne de front.
Ils rappellent que sous leur commandement, ils ont défendu avec succès les collines contre le rebelles du M23, se battant jour et nuit pour maintenir leurs positions.
Soupçons de Connivence avec l’Ennemi
Les militaires expriment également des soupçons de connivence entre les nouveaux instructeurs français et l’ennemi. Ils soulignent que cela fait cinq mois qu’ils demandent le retour des anciens meneurs sans obtenir de réponse.
Selon eux, cette situation pourrait indiquer une intention délibérée de laisser Goma tomber aux mains de l’ennemi.
Dans leur appel, les soldats exhortent leurs compatriotes à se réveiller et à exiger le retour des vrais soldats. Ils refusent d’accepter d’autres instructeurs qui ne s’engageraient pas pleinement dans la lutte.
L’indignation est palpable alors qu’ils soulèvent la question de savoir si les Français ne seraient pas en collusion avec l’ennemi, menaçant de les chasser de Goma si la situation ne change pas.
Ce cri d’alarme des militaires des FARDC met en lumière une crise de confiance et un besoin urgent de soutien efficace sur le terrain. Le retour des anciens instructeurs, perçus comme des figures de leadership solides et éprouvées, pourrait être crucial pour renforcer le moral des troupes et améliorer les opérations militaires contre les forces adverses.
Il est important de souligner que cet appel intervient alors que la rébellion du M23 est signalée sur la porte de Butembo dans la partie Grand-Nord de la province, où les rebelles ont réussi récemment à s’emparer de plusieurs localités stratégiques de Rutshuru et Lubero notamment Kanyabayonga Kayna et Kirumba avant l’annonce de la trêve humanitaire des Etats Unis.
Justice au Sud-Kivu : La Veuve du Mwami Simbi Charles Obtiendra 280 000 Dollars en Dommages et Intérêts
Tout s’est passé comme prévu. Assassiné le 22 juin 2024, le procès du feu Mwami Simbi Charles a commencé le 19 juillet et s’est terminé le 22 juillet 2024 à Mboko, chef-lieu du secteur de Tanganyika. Charles Simbi était le Mwami du Groupe Babungwe Nord.
Contexte
Au total, cinq parties civiles étaient présentes à ces audiences foraines qui, après le jugement par le tribunal militaire de la garnison d’Uvira, ont exprimé leur satisfaction. Les prévenus ont été condamnés à la peine capitale.
« Nous sommes très satisfaits de voir que le tribunal militaire de la garnison d’Uvira a accepté notre demande de condamner à la peine capitale les prévenus de l’assassinat du feu Mwami Charles Simbi. Le ministère public demandait qu’un des prévenus soit condamné à 10 ans et que l’autre soit acquitté. Ce jugement en notre faveur montre l’impartialité du tribunal, » a déclaré Maître Degaul Malembe, l’un des avocats de la partie civile présent à Mboko lors des audiences.
Dommages et intérêts
Assassiné à l’endroit connu sous le pseudonyme « Avenue » à Mboko, le feu Mwami Simbi a succombé à ses blessures à l’hôpital de Nundu. Il se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment, accompagné de sa deuxième femme, qui a également été touchée par balles. Jusqu’à la rédaction de cet article, elle est internée dans un hôpital de Bukavu où elle est prise en charge.
« J’avais demandé qu’on alloue une somme équivalente à 500 000 dollars en francs congolais pour dédommager chacune des parties civiles, mais le tribunal a estimé que chacune des parties devrait être dédommagée à hauteur de 250 000 dollars, ce qui fait un total de 1 250 000 dollars. En outre, Ronica Yogo, la deuxième femme du Mwami, également partie civile et blessée par balle, doit recevoir 30 000 dollars pour les soins et 250 000 dollars comme dommages et intérêts, soit un total de 280 000 dollars, contrairement aux informations erronées circulant sur ce dossier, » a ajouté Me Degaul Malembe.
Par ailleurs, cet éminent avocat de Fizi et du Kivu a profité de l’occasion pour solliciter une assistance en faveur de la famille du Mwami Simbi.
« Je sollicite l’aide de tous les notables et personnes de bonne volonté pour venir en aide à la famille du Mwami Simbi. Le Mwami est parti mais il a laissé une grande famille. Les enfants ont besoin de poursuivre leurs études et sa femme est toujours clouée au lit de l’hôpital, » a-t-il conclu.
Il faut rappeler que le procès pour l’assassinat du Mwami Simbi Charles a été financé sur fonds propres du gouvernement provincial du Sud-Kivu.
Par Enoch David Aluta
RDC: Le MDKA de Mwami Radjabu Rugishi appelle à la préservation des valeurs « kabilistes » comme solution pour restaurer la stabilité et le progrès dans le pays
Le Mouvement de la diaspora Kabiliste (MDKA)appelle à la préservation des valeurs dites « kabilistes » comme solution pour restaurer la stabilité et le progrès dans le paysconfrontée à une crise démocratique profonde due à la perte des valeurs républicaines.
Ce mouvement, dirigé par Mwami Radjabu Rugishi, souligne que le peuple congolais observe avec impuissance l’abandon de ces valeurs, remplacées par des pratiques anticonstitutionnelles et des violations graves des droits humains.
Le mouvement critique également l’institutionnalisation du tribalisme, la fermeture de l’espace politique aux opposants et la légitimation de la corruption et du détournement des fonds publics. En outre, il dénonce la privation du suffrage universel, la paupérisation de la population, et l’abandon de la vie économique, ainsi que la privatisation de l’armée et des services de sécurité.
Face à cette situation, le MDKA, qui s’affirme comme le seul gardien des valeurs kabilistes, appelle les Congolais à rester unis et solidaires pour préserver ce patrimoine unique.
« Le Mouvement de la Diaspora Kabiliste demeure confiant qu’avec une diaspora forte et unie, le peuple congolais peut retrouver son sourire lui confisqué par le régime prédateur au pouvoir », déclare Rugishi dans un communiqué publié à Nairobi le 13 juillet 2024.
Le mouvement rappelle l’importance de la sauvegarde de la nation à travers la modernisation des infrastructures et la préservation de l’intégrité territoriale et administrative. Le MDKA appelle ainsi à une mobilisation nationale et internationale pour la défense des valeurs kabilistes, garantissant ainsi une transition pacifique et démocratique en RDC.
Freddy Ruvunangiza
Goma: le parti politique Biso Peuple sensibilise des femmes déplacées sur leur autoprise en charge
Des dizaines des femmes déplacées du site de Buhimba viennent d’être sensibilisées sur l’autoprise en charge de la parti politique Biso Peuple, parti cher à Madame Sandrine Kaseta c’était en marge de la célébration de l’indépendance de la RDC ce Samedi 29 Juin 2024.
Selon Mr. Noé, Président provincial de cette plateforme politique, l’objectif est d’abord de réconforter ces femmes et les écouter pour soumettre les doléances au autorités afin qu’elles bénéficient d’un accompagnement dans différentes formations pour leur auto-prise en charge
« Concrètement nous voulons qu’elle puisent se prendre en charge elle même, sur base des propositions que nous allons recueillir et donc nous aurons différentes formations en art et métier à leur profit » déclare-t-il.
À en croire ce dernier, à l’issue de ces différentes formations, chaque femme sera à mesure de continuer elle même avec la matière qu’elle a apprise et rester autonome dans la recherche de sa survie

« Nous aurons aussi besoin de leur disponibilité parce que vous le savez bien les femmes constituent la catégorie de personnes les plus touchées pendant les conflits. Et donc, les femmes pour nous c’est une cible capitale » a-t-il martelé.
Il faut dire que la ville la ville de Goma regorge en elle seule plusieurs sites des déplacés ayant fuit la guerre opposant le Gouvernement congolais contre la rébellion du M23. Les dernieres statiques des humanitaires fait état de 10 millions. D’après le Bureau de coordination des affaires humanitaires OCHA, Les affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et le groupe armé du Mouvement du 23 mars (M23) ont continué de s’intensifier dans l’est de la RDC depuis janvier, déplaçant au moins 250 000 personnes entre la mi-février et la mi-mars.

Plus de 230 000 personnes ont fui le territoire de Masisi dans la province du Nord-Kivu vers la capitale du Nord-Kivu, Goma, en février, qui a déjà accueilli environ 500 000 personnes déplacées, selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et Médecins Sans Frontières (MSF).
D’autres personnes du territoire de Masisi et de Rutshuru ont fui vers les territoires de Lubero et de Walikale au Nord-Kivu, note les humanitaires.
Freddy Ruvunangiza
Nord-Kivu: des journalistes de Goma, Masisi et Rutshuru s’engagent à promouvoir la production des reportages de grande qualité sensibles au conflit et au genre
Au moins 40 journalistes de Goma, Masisi et Rutshuru se sont engagés à promouvoir la production des reportages de haute qualité, sensibles au genre et au conflit.
C’était à l’issue d’une séance de formation de 3 jours (Soit du 18 au 21 juin 2024) organisée par l’union nationale de la presse du congolais en collaboration avec la direction de développement et de la coopération Suisse (DDC) dans le cadre du projet capacités des journalistes et médias du Nord-Kivu pour une formation de qualité cohésive et inclusive ».
Selon Mr. Tuver Undi, l’un des formateurs, il était aussi important d’outiller les professionnels des médias sur la désinformation et les outils favorables pour lutter contre la désinformation surtout à l’ère du numérique et sur la responsabilité sociale du journaliste.
Pour lui, cette formation va donc renforcer l’expérience des professionnels des médias dans la vérification des faits afin de mieux servir la communauté en toute responsabilité, explique-t-il.

« Il est important que le journaliste sache qu’il a le mandat lui donné par la population, c’est celui d’apporter à cette population l’attitude à apprendre dans la communauté, ça veut dire donner les nouvelles qui peuvent guider les attitudes des uns et des autres pour construire une société forte » a-t-il déclaré.
Les journalistes quand à eux, qui ont pris part à cette formation remercient les organisateurs et veulent voir cette même formation être intensifiée à d’autres journalistes pour travailler d’une manière professionnelle.
« C’était un plaisir pour moi de participer à cette séance de formation qui a été d’une importance capitale et qui vient renforcer notre capacité que ça soit dans l’utilisation de l’intelligence artificielle ou même du travail des reportages sensibles au conflit et au genre, le rôle du journaliste dans la promotion de la cohésion sociale mais aussi les notions de l’égalité des sexes, l’équité et l’intégration du genre au sein de organes de presse. Les acquis de cette formation nous allons les capitaliser dans notre travail quotidien qui est celui d’informer et d’éduquer » déclare Elias Aungama, l’un des participants.

Il sied de souligner que cette formation s’est achevé sous une note de satisfaction de la part des parties prenantes, elles ont été larguées sur terrain afin de produire des reportages de tout genre qui incluent le genre et bien d’autres faits.
Freddy Ruvunangiza
Prix excellentia 2024: au Nord-Kivu, la fondation Denise Nyakeru promet des bourses aux lauréats ayant atteints au moins 85% à l’EXETAT
C’est effectivement ce Lundi 24 Juin que les épreuves pour l’Examen d’État édition 2023-2024 ont été lancées sur toute l’étendue de la RDC.
Au Nord-Kivu par exemple, La fondation Denise Nyakeru Tshisekedi (FDNT) était présente à l’Institut Isidore Bakanja où ces épreuves ont été lancées officiellement par le Gouverneur Peter Chirimwami Nkuba, Gouverneur de Province.
Présent à la cérémonie, Monsieur Hugo Budaho Cubaka, assistant coordonnateur de la FDNT promet une bourse à tout finaliste qui aura obtenu 85% au minimum à l’issue de ces épreuves.
« ll y a un programme qu’on appelle le programme Excellentia. Le programme Excellentia est un programme qui donne des bourses à tous les candidats de la République démocratique du Congo qui obtiennent au minimum 85% aux examens d’état. À cela, la fondation de la première dame octroie des bourses après réussite aussi à un test interne qui leur permet d’aller partout dans le monde. Aujourd’hui, nous avons des étudiants boursiers au niveau des Etats-Unis et en France et aussi ici au Congo » a-t-il déclaré.
Ce dernier a en suite insisté sur le caractère que releve les critères d’éligibilité pour cette bourse et dément toutes les allégations selon les quelles il y aurait des candidats sélectionnés hors critères.
« Non, la définition est unique, elle est simple. Avoir minimum 85%. Depuis que nous avons commencé, ce sont les élèves et les étudiants, les élèves finalistes qui ont eu 85%. La liste nous est communiquée comme nous tous par le ministère de l’enseignement primaire et secondaire. Et sur cette liste, nous contactons les étudiants afin qu’ils puissent s’enregistrer ici à Goma. Je pense que l’année passée nous avons envoyer 4 et une des filles de l’école Saint-Ursule avait échoué à notre test interne et c’est pour cela qu’elle n’a pas participé, elle n’a pas continué. » Précise Hugo Cubaka.
Il faut dire que cette année, 62 595 candidats finalistes de l’école secondaire prennent part à l’EXETAT sur toute l’étendue de la province, parmi eux, des élèves déplacés dont leurs centres ont été délocalisés.

Freddy Ruvunangiza
Goma : ouverture officielle de “Le Bistro”, un nouvel espace culinaire, Chill et festif au cœur de la ville
La ville de Goma s’apprête à accueillir un nouveau cadre de détente et de convivialité avec l’ouverture officielle, du 26 au 28 décembre, de « Le Bistro-Bar-Restaurant-Night Club », un établissement qui ambitionne de devenir une référence culinaire et festive pour les habitants et les visiteurs de passage dans la ville touristique.
Situé sur l’avenue Félix Tshisekedi, numéro 63, à l’entrée Président, ou rue d’ambiance, juste après Bravo, Le Bistro propose un concept complet alliant restaurant, terrasse, bar et night club, dans un environnement pensé pour le confort et le plaisir des clients.
Une cuisine locale appréciée à Goma, où chaque client se retrouve
Côté cuisine, Le Bistro met à l’honneur des spécialités locales très prisées, notamment :
le maboke de chèvre,
le maboke de porc,
le maboke de poisson,
ainsi que le poulet mayo, préparé avec soin.

Les amateurs de viandes peuvent également commander de la viande de chèvre ou de porc, disponible en portions de 1 kg, ½ kg ou ¼ kg, selon les besoins.
Des boissons fraîches ou chaudes à prix compétitifs et une terrasse conviviale
L’établissement dispose d’une terrasse accueillante, idéale pour des moments de détente entre amis ou collègues. Plusieurs bières sont proposées à des prix compétitifs, notamment Club, Corona, Virunga, Serengeti, etc., vendues de manière groupée pour s’adapter au pouvoir d’achat local.
Un night club animé par des DJ professionnels pour vos nuit agitées

À la tombée de la nuit, Le Bistro se transforme en night club, nos DJ professionnels vous accompagnent avec des soirées dansantes, des journées spéciales cocktails, ainsi que des prix promotionnels sur certaines champagnes et liqueurs, dans une ambiance festive et sécurisée.

Avec ce nouveau cadre, Le Bistro se positionne comme un espace multifonctionnel, combinant restauration, détente et animation nocturne, tout en contribuant au dynamisme économique et social de la ville de Goma.
À bientôt pour l’ouverture, on a hâte de vous accueillir
Goma : La DCED place la jeunesse au cœur de la reconstruction nationale
La ville de Goma accueille une conférence internationale inédite organisée par la Dynamique des Congolais Engagés pour le Développement (DCED), centrée sur la jeunesse, la cohésion nationale et la reconstruction du pays. Une initiative qui vise à insuffler une nouvelle dynamique patriotique et participative au sein de la jeunesse congolaise.
Pour Sandra Nkulu, Coordinatrice nationale de la DCED, l’objectif est clair: mobiliser les jeunes comme piliers de la reconstruction d’un Congo résilient.
« Le Congo a besoin de bâtisseurs, pas de spectateurs », a-t-elle affirmé, soulignant l’urgence de responsabiliser la jeunesse face aux défis de la nation.
Le choix de Goma, ville marquée par les conflits et les crises humanitaires, mais aussi par sa résilience exemplaire, porte un message fort ; faire de cette ville un symbole d’espoir, de renouveau et d’unité nationale.
« Goma incarne la résistance du peuple congolais. C’est ici que doit naître une jeunesse debout, consciente et actrice de changement », a déclaré Sandra Nkulu.

La conférence réunit des participants venus de différentes provinces ainsi que des experts, décideurs publics, jeunes leaders et organisations de la société civile. Ensemble, ils abordent des thématiques liées à l’engagement citoyen, la paix durable, l’entrepreneuriat des jeunes et la gouvernance inclusive.
Cette initiative de la DCED se veut un appel national à la réappropriation du destin du pays par sa jeunesse, dans un esprit de cohésion et d’actions concrètes pour un avenir meilleur.
Victor Muhindo
Goma : sur décision du Gouverneur Bahati Musanga, les taxis-motos autorisés à circuler jusqu’à minuit
Le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Bahati Musanga Erasto, a annoncé ce dimanche le prolongement des heures de travail des taxis-motos, désormais autorisés à circuler jusqu’à 00h, contre 22h auparavant.
Cette décision intervient à la suite de l’amélioration de la situation sécuritaire dans la ville de Goma, jugée globalement stable par les autorités provinciales.
Le prolongement des heures de service était une promesse faite aux conducteurs de motos en échange de leur implication dans la restauration de la sécurité dans la ville. Un engagement que ces derniers ont, selon le gouverneur, respecté avec détermination, produisant des résultats palpables sur le terrain.
Le gouverneur Bahati Musanga a par ailleurs encouragé les motards à demeurer des partenaires des autorités, non seulement comme acteurs du transport urbain, mais aussi comme lanceurs d’alerte pour signaler toute menace pouvant compromettre la sécurité des habitants et de leurs biens.
Dans le même esprit, il a prodigué des conseils sur la moralité et la discipline professionnelle, tout en rassurant les motards quant à la lutte contre les tracasseries policières dont certains se disaient victimes.
Selon lui, plusieurs auteurs de ces abus ont déjà été sanctionnés, et les motos saisies ont été restituées sur ordre du gouverneur, à la suite des dénonciations faites pendant le meeting.
Victoire Muhindo